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MCA - Il a inscrit 4 buts en 61 matchs

Fethallah, un recrutement et des interrogations !

La direction du MCA a finalement engagé seulement deux joueurs lors du mercato clôturé dimanche à minuit. Les Mouloudéens ont d’ailleurs attendu les derniers instants de cette période de transferts pour engager le Chélifien Tahar Fethallah, au moment où beaucoup d’interrogations commencent à être posées au sujet de la première recrue, à savoir le Ghanéen Joseph Esso.

En quête d’un ailier supplémentaire, les Algérois ont jeté leur dévolu sur Fethallah, auteur d’une première partie de saison honorable sur le plan personnel, avec son désormais ex-club l’ASO. Il faut dire que l’engagement de ce pur gaucher n’a pas été une mince affaire au regard de l’évolution des négociations entre la direction du Doyen et son homologue chélifienne. Du côté algérois, on a souhaité conclure cette transaction dans un cadre d’échange entre Fethallah et deux jeunes éléments de son effectif, à savoir Dahlal et Abdellaoui, une proposition vite rejetée par les dirigeants de l’ASO. Ces derniers ont exigé la somme de 800 millions de centimes pour céder leur joueur, alors que les Mouloudéens en ont proposé 600. A l’arrivée, c’est le club cher au président de la LFP, Abdelkrim Medouar, qui a eu le dernier mot. Ainsi, tard dans la soirée, la direction de l’ASO a annoncé, via sa page Facebook officiel, le transfert de Fethallah vers le vieux club de la capitale, soulignant au passage qu’il s’agit du troisième joueur libéré par cette formation à l’occasion du mercato. Du coup, l’ailier de 27 ans n’aura passé qu’une année et demie à Chlef qu’il a rejoint lors de l’été 2019, en provenance du RCR. Avant d’atterrir à Relizane, Tahar, qui s’est engagé pour deux saisons et demie avec le Mouloudia, avait joué à l’ASMO de 2014 à 2016. Sur le plan des statistiques, le désormais ex-ailier de l’ASO compte 61 matchs avec ses trois anciens clubs au cours desquels il est parvenu à inscrire quatre buts. Une faible moisson aux yeux des observateurs, ce qui suscite déjà des commentaires dans l’entourage de sa nouvelle équipe.

Y a-t-il une affaire Joseph Esso ?

Au moment où tout le monde au Mouloudia attend l’arrivée du Ghanéen Joseph Esso, dont on dit d’ailleurs beaucoup de bien, les échos parvenus à propos de ce joueur ne laissent personne dans l’indifférence. En effet, tout le monde au Doyen a été surpris d’apprendre que sa nouvelle recrue ghanéenne a pris part ce week-end au match de son équipe, Dreams, dans le cadre du championnat de son pays. Esso, qui a porté le numéro 10, a même fait parler de lui en ratant un penalty. Du coup, dans les fiefs mouloudéens, on se demande si le joueur a fait machine arrière. Il est inadmissible d’ailleurs qu’un élément signataire d’un contrat en bonne et due forme avec un nouveau club continue de jouer avec sa formation d’origine des matchs officiels. Selon nos informations, le club ghanéen n’a pas encore validé le contrat en question paraphé par le joueur par voie électronique. Il attend de percevoir la totalité de l’argent représentant la valeur de la lettre de libération, à savoir 170.000 dollars, pour viser le contrat de son meneur de jeu qui peut également évoluer comme attaquant de pointe. Pourtant, pas plus tard que vendredi dernier, le président mouloudéen, Nacereddine Almas, a affirmé avoir bel et bien clôturé le dossier de Joseph Esso, en effectuant toutes les démarches administratives d’usage pour le qualifier dans l’effectif du Doyen. Affaire à suivre ?

Le joueur perçoit 250 millions/mois sans être titulaire

La direction regrette déjà la prolongation de Bourdim

Après avoir donné l’impression de s’être ‘’réveillé’’ peu avant l’interruption de l’exercice dernier, en mars 2020, et après avoir aussi rendu de belles copies lors des premières sorties du Mouloudia cette saison, Abderrahmane Bourdim est vite retombé dans ses travers. Pis, le natif d’El Eulma a même perdu sa place de titulaire dans le onze mouloudéen. Quand il est incorporé en cours de match, il passe complètement à côté de la plaque. Cela pousse certains au Mouloudia à déjà regretter le fait de lui avoir renouvelé son contrat, surtout que le joueur a réussi à garder le même salaire inscrit dans le premier bail qui a expiré l’été dernier, à savoir 250 millions de centimes. Cet avantage fait de Bourdim l’un des éléments les mieux payés dans l’effectif des Vert et Rouge, malgré le fait que la direction algéroise ait opté, lors de l’intersaison, pour une politique d’austérité en revoyant à la baisse les salaires de plusieurs de ses protégés. Il faut dire que malgré le départ de Djabou, son concurrent direct pour le poste de meneur de jeu, Bourdim ne s’est pas encore libéré. Cela a d’ailleurs poussé l’entraîneur Amrani à réclamer le recrutement d’un meneur de jeu lors du mercato. Il en a même fait une priorité, ce qui explique l’engagement du Ghanéen Joseph Esso. L’arrivée du joueur de Dreams devrait reléguer Bourdim définitivement au statut de remplaçant, ce qui ne ferait naturellement pas les affaires de la direction algéroise, car la bonne gouvernance ne lui permet pas de payer un salaire faramineux à un joueur qui n’est même pas titulaire.

Résiliation des contrats d'Amrani et Amrouche

Après avoir résilié dimanche le contrat du préparateur physique, Kamel Boudjenane, la direction a fait de même hier avec l'entraîneur en chef Abdelkader Amrani et son adjoint, Lotfi Amrouche. Le trio en question était arrivé au club il y a près de trois mois.

Les joueurs ont failli faire grève

Après avoir refusé, dans un premier temps, de s'entraîner hier pour réclamer la régularisation de leur situation financière, les joueurs du MCA ont fini par revenir à de meilleurs sentiments. La situation a été débloquée après l'intervention du président Almas qui a donné des garanties à ses protégés afin qu'ils soient régularisés dans les prochains jours. A souligner que la séance de la reprise a été dirigée par Babouche et le coach des gardiens, Benhaha.

Bourayou pour cocher l’équipe contre la JSMS

En attendant d’engager un nouvel, la direction devrait confier au directeur sportif, Abdellatif Bourayou, la mission de diriger l’équipe vendredi face à la JSMS, à Skikda.

Le coach de l’EST répond au Zamalek

Réagissant aux accusations du Zamalek qui est allé jusqu’à se plaindre auprès de la Fifa contre l’EST et le MCA qui, aux yeux du club cairote, ont arrangé leur match de samedi, l’entraîneur de l’Espérance a qualifié d'infondées ces accusations. «L’EST est un grand club qui ne se permet pas de bafouer les règles du fair-play. Les Egyptiens nous ont mis sous grosse pression plusieurs jours avant le match qu’on a abordé le plus normalement du monde et avec la ferme intention de remporter les trois points de la victoire. Cela s’est traduit du reste par notre domination copieuse tout au long de la première mi-temps au cours de laquelle on est parvenu à ouvrir la marque. On aurait pu aussi doubler la mise dans les derniers instants de cette première période, n'était le brio du gardien adverse qui a eu le dernier mot dans son duel avec Lekhnissi. En deuxième période, les Algériens ont réagi en s’installant dans notre camp. C’est tout à fait normal pour une équipe dont la qualification au prochain tour passait par un but égalisateur. Et comme la fatigue commençait à avoir raison de mes joueurs et vu les nombreuses absences dans notre effectif, nous n’avons pas voulu prendre le risque d’ouvrir le jeu car on voulait préserver notre première place au classement du groupe. Cela dit, j’estime qu’on a réalisé l’essentiel et je dois dire aux Egyptiens que toutes leurs accusations n’ont vraiment pas lieu d’être, car elles sont insensées», s’est-il insurgé.

A. B.

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