Jeudi, 22 Avril 2021 08:37
MCA - Ils réclament l’ouverture du capital de la SSPA
Les supporters ne décolèrent pas
Le calme est loin d’être revenu au MCA, à quelques semaines des ¼ finale de la Ligue des champions africaine, un rendez-vous que les Vert et Rouge veulent en faire un événement historique, vu qu’il s’agit de la première fois que le club parvient à atteindre ce stade avancé de la compétition sous sa nouvelle formule.
Dans le camp de Sonatrach, on a pensé avoir bien fait en choisissant des dirigeants du club sportif amateur et un ancien joueur pour prendre en main une équipe en pleine crise. Mais ceux qui ont fait ce choix ont vite déchanté. Et pour cause, cet énième changement qu’ils ont opéré au niveau du conseil d’administration de la formation phare de la capitale n’a pas été du goût des supporters. La preuve, depuis l’annonce de la nomination de Brahmia, un excadre de Sonatrach et exchampion en athlétisme sous les couleurs du MCA, la rue mouloudéenne ne décolère pas. Des appels via les réseaux sociaux ont été lancés pour réagir à ces nominations. On réclame l’ouverture du capital social de la SSPA du Doyen. Les supporters veulent transmettre à leur manière un message aux décideurs de Sonatrach les invitant à revoir de fond en comble leur politique. Ils sont accusés d’être à l’origine des maux de leur club favori, en témoigne, à leurs yeux, le défilé de pas moins de 16 présidents aux commandes des Vert et Rouge depuis que la firme pétrolière a repris le club en janvier 2013. La composition du nouveau conseil d’administration est perçue par la galerie algéroise comme étant une provocation de trop. Des noms comme Tourqui, Achour Betrouni et Omar Ketrandji ont déjà échoué lors de leurs précédents passages au club, alors que Brahmia ne fait pas l’unanimité et reste étranger à la discipline. Cette fois-ci, la galerie mouloudéenne réclame une solution radicale à la situation prévalant dans leur club depuis plusieurs années. Faute d’aspirer à un titre à l’occasion du centenaire, ils réclament la rupture avec les anciennes pratiques.
Zenir dit «Non»
Désigné au sein de la nouvelle équipe du conseil d’administration du Mouloudia, l’ancien libéro et capitaine du Doyen, Abdelouahab Zenir, aurait décliné l’offre. Zenir garderait toujours en mémoire sa dernière mésaventure au MCA quand il a été appelé à la rescousse avec Bachi, il y a deux années, avant que les deux anciennes vedettes du vieux club de la capitale ne soient recalées 15 jours seulement après leur nomination au profit d’Omar Ghrib. Ce n’est pas là la seule raison ayant poussé Zenir à refuser de faire partie du CA, puisque ses relations tumultueuses avec Messaoud Tourqui, président du CSA/MCA, qui a été lui aussi choisi pour faire partie de la nouvelle direction mouloudéenne, l’a conforté dans sa décision. Après Khaled Adlane, c’est au tour de Zenir de décliner l’offre. Ça commence mal pour le nouveau CA.
Les joueurs veulent rencontrer le PDG de Sonatrach
Selon nos informations, les joueurs ont souhaité rencontrer le premier responsable de Sonatrach, Toufik Hakar, pour lui exposer leur situation financière. Les camarades de Hachoud affirment ne plus croire aux promesses des dirigeants, après leur mésaventure avec le désormais ex-président, Almas, et tiennent à discuter directement avec le patron de la firme pétrolière propriétaire du club.
Le CSC entre en course pour Neghiz
Le nouveau conseil d’administration semble très emballé à l’idée de faire revenir l’entraîneur Neghiz. Ses membres pensent qu’il s’agit de la décision la plus sage, vu que ce coach connaît assez bien le groupe avec lequel il a passé une année. Et comme déjà rapporté dans notre précédente édition, l’ancien sélectionneur national-adjoint a été déjà ‘’sondé’’. Le fait de ne pas voir d’inconvénient à revenir, surtout après le départ d’Almas avec lequel ses rapports étaient tendus, encourage la nouvelle direction à nouer un contact officiel avec lui. Mais aux dernières nouvelles, on apprend qu’un autre club est entré en lice dans l’espoir de s’adjuger les services de Neghiz. Il s’agit du CSC dont le conseil d’administration vient d’accepter la démission de l’entraîneur Hamdi. C’est le nouveau manager général des Sanafir, Tarek Arama, qui fait du recrutement de Neghiz une priorité. Arama, qui devait tout conclure avec la direction du CSC hier, envisage de prendre attache avec le technicien natif de Jijel dans les prochaines heures. Il n’est pas à écarter ainsi de voir Neghiz au centre d’une bataille entre le MCA et le CSC, même s’il accorde la priorité au Doyen avec lequel il souhaite terminer le travail qu’il avait commencé lors de l’intersaison.
Hachoud and co craignent-ils le CABBA ?
L e spectre des malclassés accentue la pression sur les joueurs. En remportant son match en retard sur le terrain du CABBA, le CRB a accentué la pression sur les joueurs du MCA appelés à rendre visite au même adversaire dimanche prochain, toujours dans le cadre de la mise à jour du championnat. Et pour cause, après cette défaite, les gars de la ville des Zibans ont battu un record particulier, celui du plus mauvais départ en championnat détenu par la formation de Hadjout qui a attendu la 18e journée pour réussir sa première victoire lors de l’exercice 1998-1999. Face au CRB, le CABBA n’a pas réussi à goûter au succès après 18 matchs. Tout le monde au MCA craint ainsi que le déplacement de leur équipe à Bordj dimanche prochain soit une aubaine pour les locaux afin de mettre un terme à leur série noire. Ces craintes deviennent de plus en plus légitimes au vu des turbulences régnant dans le club et qui se répercutent négativement sur la préparation de ce rendez-vous. Outre tous les changements intervenus dans les commandes du MCA et auxquels se sont vite opposés les supporters, le retrait de l’entraîneur intérimaire, Bourayou, après seulement un match, a poussé les dirigeants à faire appel à Amrouche, l’adjoint du coach démissionnaire, Amrani. Et comme les gars de Bab El Oued ont trouvé des difficultés énormes face aux mal-classés depuis le début de cet exercice, dans les milieux mouloudéens, on craint que le même scénario se reproduise contre le CABBA. Ce serait une vraie gifle pour les camarades de Hachoud si ces derniers venaient à tomber devant la lanterne rouge. Tout cela met les joueurs sous une forte pression.
A. B.
