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L’esprit déjà aux vacances

Les Mouloudéens échappent à une énième humiliation

Le caractère derby des retrouvailles entre le MCA et le CRB hier n’a pas constitué pour autant une source de motivation pour les joueurs du Mouloudia qui ont tout simplement échappé à une énième humiliation, qui allait être celle de trop.

Encore une fois, les fans du vieux club de la capitale ont assisté à nouveau et impuissants à une terne copie rendue par une équipe sans âme, dont les joueurs ont peut-être déjà l’esprit aux vacances, après avoir raté tous leurs objectifs de la saison. Cela s’est vérifié d’ailleurs dès le premier quart d’heure de la partie qui a vu les gars de Bab El Oued encaisser deux buts, au moment où le gardien Chaâl a évité aux siens un troisième but qui allait les sortir d’emblée de la partie, en arrêtant un penalty. Il faut dire que même cette ‘’prouesse’’ du dernier rempart mouloudéen n’a pas eu l’effet de galvaniser ses coéquipiers, complètement absents, notamment en première période. Chaâl a récidivé en s’illustrant dans des situations décisives, évitant aux siens d’encaisser d’autres buts qui allaient salir l’addition. L’entraîneur Bensmain, qui a dirigé les Vert et Rouge après le départ de Neghiz, a reconnu du reste, dans ses propos d’après-match, que le fait que son équipe n’ait aucun objectif en cette fin de saison, s’est répercuté négativement sur la motivation de ses protégés. Il a aussi souligné que l’aspect physique leur a aussi joué un mauvais tour, même si l’entrée des jeunes réservistes à partir des dernières 25 minutes de la partie a donné plus de vivacité à l’effectif du Doyen. Pour autant, les camarades de Hachoud semblent attendre avec impatience le tomber de rideau du championnat pour en finir avec une saison qui a tourné à l’échec, après de gros espoirs placés sur eux en début d’exercice. Pour la petite histoire, le MCA boucle son quatrième mois sans la moindre victoire en déplacement, alors que l’équipe n’a plus gagné au stade 20-Août face au CRB depuis… 2014.

Lavagne dit non au Mouloudia

Comme on pouvait s’y attendre, l’entraîneur français, Denis Lavagne, a donné une suite défavorable à l’offre de la direction du MCA qui souhaitait lui confier la barre technique des Verts et Rouge, en remplacement de Nabil Neghiz. Lavagne, auteur d’un parcours de premier ordre avec la JSK cette saison, a tranché définitivement hier la proposition mouloudéenne, et ce, après 48 heures de leur rencontre. Du coup, le président du Doyen, Amar Brahmia, devrait reprendre son bâton de pèlerin à la recherche d’un nouveau coach, au moment où les agents des entraîneurs se bousculent au portillon pour proposer chacun son poulain.

Un jeune attaquant de la JSMT approché

Un jeune ailier évoluant à la JSM Tiaret, qui évolue en deuxième division, figure dans le calepin des recruteurs mouloudéens. Il s’agit de Morseli, un joueur de 21 ans qui semble avoir gagné les faveurs de la direction algéroise, au point où cette dernière compte conclure sa transaction au courant de cette semaine. Le fait que l’intéressé ne soit pas lié par contrat avec son club devrait faciliter le transfert.

 

Le Tlemcénien Benbelaïd relancé

Après le latéral droit Atou, c’est un autre joueur du WAT qui intéresse sérieusement le Mouloudia. Il s’agit du milieu de terrain Benbelaïd. Ce dernier a déjà été approché par les Vert et Rouge, mais vu ses tergiversations, surtout qu’il était également convoité par l’ESS, ils ont abandonné sa piste. Aux dernières nouvelles, on apprend qu’il vient d’être relancé par le Doyen qui voit en lui le joueur le plus apte à remplacer Harrag qui s’apprête à rejoindre un club saoudien. Mais comme le WAT lutte toujours pour son maintien parmi l’élite, les recruteurs mouloudéens ne veulent pas exercer de pression sur le joueur de 29 ans, afin de le laisser se concentrer sur l’objectif de son club actuel, dont l’avenir en Ligue 1 est plus que jamais incertain.

Drif passe à la moulinette les dirigeants

du Doyen : «Le MCA a besoin de dirigeants de cœur»

Le président emblématique du MCA, Abdelkader Drif, n’a pas été tendre avec la direction actuelle du club de ses premières amours, à sa tête Amar Brahmia. Et pour cause, cette dernière l’a totalement ignoré lorsqu’elle a célébré symboliquement le centenaire du club, le 7 août dernier, en posant la première pierre du centre de formation en cours de construction à Zéralda. «Je peux affirmer qu’aucun des dirigeants ne m’a appelé pour m’inviter à cette cérémonie. C’est vraiment honteux de leur part. Cela prouve encore une fois que ceux qui dirigent le Mouloudia sont loin de faire honneur à ce club, ni à ses valeureux hommes qui ont écrit son histoire», s’est insurgé Drif. Evoquant la situation actuelle du Doyen, surtout après la succession de ses échecs, en dépit des moyens financiers colossaux mis à sa disposition, celui qui a mené les Vert et Rouge au triplé historique de 1976 a pointé du doigt les responsables qui se sont défilés aux commandes du club. «Si le MCA ne parvient pas à relever la tête, c’est pour la simple raison qu’elle est gérée d’une manière tout à fait fausse. En un mot, je peux dire que ce qui manque au club, ce sont des dirigeants de cœur. Il est loin le temps où le Doyen était mené par des hommes qui se sacrifiaient pour le club qu’ils aimaient. Aujourd’hui, tous ceux qui viennent ont des objectifs bien précis. Le club semble être le dernier de leurs soucis», s’est-il exclamé. Au passage, Drif n’a pas ménagé l’actionnaire majoritaire du club, à savoir Sonatrach, estimant que tant que cette dernière n’a pas tracé un projet sportif au profit du club, ce dernier ne relèvera pas la tête. «Les responsables de Sonatrach auront beau nommer et dégommer les dirigeants, sans pour autant que cela ne change quoi que ce soit. Sans une politique sportive bien tracée, Sonatrach continuera à jeter des milliards par la fenêtre», a-t-il encore dit avec une pointe d’amertume. Le CSA/MCA, que préside actuellement Messaoud Tourqui, en a eu aussi pour son grade : «Qu’ils nous présentent le bilan de leurs activités depuis qu’ils sont là. Personne ne sait ce qu’ils ont fait, ni ce qu’ils ont apporté au club, alors que le CSA est censé être le garant du sigle et des couleurs. Personnellement, je n’accepte jamais de me réunir avec ces gens-là.»  L’ancien homme fort de la formation phare de la capitale s’est dit aussi déçu par l’ex-directeur général du Doyen, Foued Sakhri, sur lequel il avait placé d’énormes espoirs pour remettre le club sur les rails. «J’ai beaucoup aidé Sakhri pour prendre les commandes du MCA, mais dès lors qu’il a été convoqué par le PDG de Sonatrach pour lui proposer les commandes du club, il n’a même pas pris le soin de me consulter. Il devait exiger un projet sportif avant de collaborer avec Sonatrach, mais il ne l’a pas fait. A l’arrivée, il a connu le même sort que tous les dirigeants qui ont défilé au club sous l’ère Sonatrach», a-t-il dit.

A. B.

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