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NCM – MCA

Match sans enjeu pour les deux équipes

Pour son avant-dernier match de championnat, le MCA se rend aujourd’hui à Magra pour affronter la formation locale. Un match sans enjeu pour les Algérois qui piaffent d’impatience de partir en vacances après une saison harassante de laquelle ils s’apprêtent à sortir bredouilles.

Ce sera néanmoins une rencontre historique pour le Doyen, étant donné qu’il s’agit de la première fois où les Vert et Rouge se produisent dans cette ville relevant de la wilaya de M’sila. Ayant accédé la saison dernière en Ligue 1, le NC Magra, finaliste malheureux de la Coupe de la ligue, n’a pas eu l’occasion d’accueillir, lors de l’exercice passé, les gars de Bab El Oued dans son stade qui n’était pas homologué. Pour revenir au rendez-vous d’aujourd’hui, il pourrait être une occasion pour les camarades de Hachoud de se racheter de leur piètre prestation du précédent derby face au CRB, lorsqu’ils avaient évité de justesse une défaite humiliante. N’ayant pas parvenu aussi à réaliser la moindre victoire à l’extérieur depuis le début de la phase retour, les Mouloudéens essayeront donc de mettre un terme à leur fébrilité, loin de leurs bases. Toutefois, leur mission ne sera pas facile contre un adversaire, d’abord intraitable à domicile, et qui a, de surcroît, le vent en poupe après avoir réussi à se maintenir parmi l’élite.

Shurmann, l’autre piste du Doyen

Après le refus de l’entraîneur français, Denis Lavagne, de prendre la barre technique du Mouloudia, en remplacement de Nabil Neghiz parti au MC Oujda, la direction du MCA a repris son bâton de pèlerin à la recherche d’un nouveau coach, en prévision de la saison prochaine. Plusieurs noms de techniciens locaux et étrangers sont proposés par les agents à Brahmia et ses assistants, mais il semble que l’un d’entre eux intéresse sérieusement les responsables du vieux club de la capitale. Il s’agit du Suisse Pierre-André Shurmann, un nom qui n’est pas étranger aux sportifs algériens puisqu’il s’agit de l’ancien sélectionneur de l’équipe nationale des moins de 23 ans, avec laquelle il a été sacré vice-champion d’Afrique de la catégorie en 2015. C’est grâce aussi à cette performance que l’Algérie avait retrouvé les Jeux olympiques en prenant part au tournoi de Rio De Janeiro, et ce, après une absence qui a duré pas moins de 36 ans. Selon nos informations, un premier contact a été déjà noué par le représentant de la direction du Doyen avec le technicien suisse, réputé pour être quelqu’un qui excelle dans la formation. Sans doute que c’est ce profil qui a séduit le plus la direction du MCA, surtout qu’elle a décidé de changer complètement sa politique en matière de recrutement en optant pour des joueurs jeunes, issus des divisions inférieures. Leurs deux premières recrues engagées mardi illustrent parfaitement cette tendance, puisque Touki et Houari sont arrivés en provenance du WAB et de l’USMAn, respectivement. Pour revenir à Shurmann (61 ans), il y a lieu de faire remarquer que depuis son départ de la sélection nationale U23 à l’issue de son élimination dès le premier tour des Jeux olympiques, il a eu deux expériences dans le championnat égyptien au sein des deux clubs phares de la capitale des Pharaons, à savoir le Ahly et le Zamalek, où il a exercé en tant qu’entraîneur-adjoint de Christian Gross, et ce, de 2018 à 2020.

Benbourenane et Atou signent

L’opération de recrutement se poursuit au MCA, et cette fois-ci, les dirigeants algérois ont choisi d’engager Benbourenane du WAB et Atou du WAT. Le premier cité (24 ans), ailier droit, s’est engagé jeudi avec le vieux club de la capitale pour un contrat de trois ans, rejoignant ainsi son coéquipier, le milieu de terrain Badreddine Touki, première recrue du Mouloudia, ainsi que l’autre milieu de terrain de l’USMAn, Youcef Houari. A la recherche d'un arrière droit, la direction du MCA a jeté son dévolu sur le latéral du WAT, Atou. Ce dernier a tout conclu avec la direction des Vert et Rouge et signé un contrat de deux années pour devenir la quatrième recrue du Doyen au cours de cette intersaison.

Il a atterri au Club Africain

Lamara : «Je ne suis pas parti pour l’argent»

Le latéral gauche du MCA, Nabil Lamara, a préféré mettre un terme à son aventure avec les Vert et Rouge. Il a choisi d’opter pour le Club Africain de Tunis qui devient ainsi sa cinquième formation depuis le début de son parcours footballistique, après avoir porté les couleurs du RC Kouba, l’OM, l’USMBA et le MCA. Il faut dire que du côté du Doyen, on n’a pas apprécié son attitude, surtout après avoir fait faux bond au président Brahmia qui l’attendait dimanche pour poursuivre les négociations d’une éventuelle prolongation de son contrat. A ce moment-là, le latéral gauche de la sélection nationale des joueurs locaux (A’) se précipitait pour rejoindre le Club Africain qui lui a fixé un ultimatum pour conclure le transfert. Lamara, lui, estime avoir quitté le MCA avec la conscience tranquille : «Je ne suis pas parti à la recherche de l’argent. Si c’était le cas, j’aurais opté pour l’un des clubs algériens qui m’ont proposé un gros salaire. Je pars donc la conscience tranquille, car je me suis toujours donné à fond au Doyen. Je n’ai jamais triché et j’ai laissé ma place propre», s’est-il défendu.

Salhi plus que jamais décidé à partir

On s’attendait à ce que Salhi soit reconduit dans les bois du Mouloudia face au CRB, surtout qu’il avait préservé sa cage vierge lors du match d’avant contre le CABBA, rien de cela ne fut, et le staff technique composé du duo Bensmain-Babouche, a préféré aligner Chaâl après son retour de blessure. Un choix qui a courroucé au plus haut point l’enfant de Chlef, recruté au cours de l’été passé mais qui n’a pas réussi à s’imposer en titulaire à part entière. Selon certaines indiscrétions, la non-titularisation de Salhi face au CRB risquerait d’être la goutte qui fait déborde le vase de l’ancien gardien international plus que jamais décidé à changer d’air.

Bourdim a tout conclu avec l’ESS, mais…

Ecarté des rangs du Mouloudia depuis voilà trois mois, le meneur de jeu des Vert et Rouge, Abderrahmane Bourdim, aurait déjà opté pour l’ESS. Il ne lui reste d’ailleurs qu’à résilier son contrat, qui court pour une autre année, afin d’officialiser son départ. Le président Brahmia n’est pas du tout contre l’idée, sauf qu’il lui exige toujours de s’assoir autour d’une table pour négocier le prix à payer par le joueur en contrepartie de son bon de sortie.

Brahmia : «Les dettes du club ont atteint 204 milliards»

Le président mouloudéen, Amar Brahmia, n'est pas au bout de ses peines. Au fil des jours, il continue à être affronté à de mauvaises surprises, notamment sur le plan financier. Hier, il a révélé un nouveau chiffre à propos du montant des dettes du club. A ce propos, il a surpris tout le monde en avançant le chiffre de 204 milliards de centimes. Voilà qui le conforte davantage dans sa décision de revoir à la baisse la masse salariale de son effectif cette saison.

A. B.

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