Mardi, 31 Août 2021 08:59
MCA - Quatre bons joueurs seront engagés
Rafik Balamane : «Brahmia n’est pas une marionnette»
Le fils de l’ancien président emblématique du MCA des années 1970, Ferhat Balamane, en l'occurrence Rafik, est de retour aux affaires du Doyen. Il vient d’intégrer le conseil d’administration présidé par Amar Brahmia, et ce, après une longue absence, lui qui faisait partie du bureau exécutif du docteur Messaoudi dans les années 2000.
Dans un long entretien, Balamane, professeur à l’Institut polytechnique d’Alger, s’est montré ambitieux et optimiste sur l’avenir du vieux club algérois. En effet, au moment où la rue mouloudéenne se montre déjà sceptique à cause de la politique de recrutement adoptée par Brahmia qui table sur des joueurs inconnus au bataillon, évoluant dans les divisions inférieures, le nouveau membre du conseil d’administration se veut rassurant. «Certes, nous avons recruté des joueurs activant dans des clubs de paliers inférieurs, mais il faudrait savoir que souvent, des éléments de ce profil parviennent à s’imposer et à émerger dans le haut niveau. A titre d’exemple, Haddad, que le MCA a fait venir de la JSMS, la saison passée, a été le meilleur joueur de l’équipe. Au sein du conseil d’administration, on s’est entendu aussi pour engager au moins quatre bons joueurs ayant l’expérience de l’élite, afin qu’il y ait un certain équilibre au sein de l’effectif. On est d’ailleurs en contact avec eux et j’espère bien qu’ils vont aboutir. A ces deux catégories de joueurs, nous devons aussi promouvoir quatre ou cinq éléments de l’équipe réserve, soit les meilleurs», a confié Rafik Balamane. Revenant sur la décision de Brahmia de revoir à la baisse les salaires des joueurs, le même interlocuteur l’a fortement saluée. «C’est une décision sage et judicieuse. Nous avons recruté de pseudo-stars tout au long des derniers exercices avec des salaires avoisinant les 300 millions de centimes/mois, mais à l’arrivée, nous n’avons rien obtenu. C’est de l’argent public qu’on a jeté par la fenêtre. C’est pour vous dire que cette décision de réduire la masse salariale des joueurs est des plus logiques. Ce n’est pas parce que nous avons un partenaire comme Sonatrach pour nous financer qu’on va faire dans le gaspillage», a-t-il soutenu.
«NOUS SOMMES SUR LA PISTE DE DEUX COACHS ÉTRANGERS»
A propos du dossier de l’entraîneur qui tient en haleine les supporters, le dirigeant a révélé que sa direction est sur la piste de deux coachs étrangers, à savoir l’Espagnol Garrido et le Tunisien Khaled Benyahia, mais il a insinué que c’est plutôt le second technicien qui tient la corde. «Khaled Benyahia est un coach qui a de la personnalité. Nous avons besoin d’un entraîneur qui non seulement a de la compétence sur le plan professionnel mais qui est aussi capable de maîtriser le groupe et bien gérer le vestiaire», a-t-il expliqué. Il a profité de l’occasion pour défendre Brahmia qui fait l’objet, depuis le début de l’intersaison, de tirs croisés des milieux mouloudéens mêmes. «Brahmia n’est pas une marionnette, comme tentent à le faire croire certains. Les responsables de Sonatrach lui ont fait appel pour accomplir une mission bien précise et il est en train de faire de son mieux pour être à la hauteur. Croyez-moi, contrairement à ce qui se dit ici et là, personne ne lui impose quoi que ce soit», a-t-il insisté. Il a, en outre, reconnu l’existence de certains obstacles empêchant Brahmia et ses assistants à avoir les coudées franches, lesquels obstacles émanent du bailleur de fonds, à savoir Sonatrach, auquel il reproche certaines formes de bureaucratie rendant délicate la gestion du Mouloudia. Balamane se dit confiant quant à une levée prochaine de ces contraintes pour permettre une gestion efficace du vieux club algérois, à même de contribuer à son retour au premier plan dans un avenir proche. Par ailleurs, le même dirigeant n’a pas été tendre à l’encontre de certaines parties de la famille mouloudéenne qu’il accuse de «tout faire pour casser l’équipe dès lors qu’elles ne fassent pas partie du bureau dirigeant».
Hamidi signe pour 3 saisons
Comme déjà pressenti, le latéral droit du MCO, Hamidi, s’est engagé hier avec le MCA pour un contrat de trois ans contre un salaire de 150 millions de centimes. Cette transaction a pu avoir lieu après que l’enfant d’Oran a réussi à avoir sa lettre de libération de la CNRL. Il devient ainsi le deuxième latéral droit recruté cet été, après Attou.
Morsli c’est fait, Benhamou convoité
Le recrutement des joueurs issus des divisions inférieures se poursuit au MCA. Cette fois ci, c’est le jeune ailier, Brahim Morsli, qui s’est illustré la saison passée en Ligue 2 sous les couleurs de la JSM Tiaret qui vient d’opter pour les Vert et Rouge. Outre cet ailier qui aurait signé un contrat de trois ans, des contacts sont noués avec un autre ailier. Il s’agit de Benhamou, le joueur du MCO qui attend d’être libéré par la CNRL.
Rahim Merrad frappe à la porte des seniors
Lors du dernier match de championnat qui a opposé le MCA au NAHD et soldé par un nul (4-4), plusieurs joueurs de l’équipe réserve du Doyen alignés d’entrée pour la circonstance ont laissé une bonne impression. On pense notamment à Rahim Merrad, le meneur de jeu, qui faisait pour la circonstance sa première apparition avec les seniors, qui a épaté plus d’un. En tout cas, ce joueur de 20 ans a bien marqué des points au cours de ce derby qui lui permettraient de faire partie de l’effectif des seniors dès la saison prochaine. Du côté de la direction, on n’est pas prêt à commettre les mêmes erreurs du passé en laissant filer des jeunes pétris de qualités vers d’autres clubs. Le dernier exemple en date est celui de Mrezigue qui a rejoint le CRB où il s’est imposé comme titulaire au sein de l’équipe première. Mieux, il a tapé dans l’oeil du sélectionneur de l’équipe nationale A’.
L’ESS insiste pour Merouani
Le défenseur central du MCA, Merouani, intéresse au plus haut point la direction de l’ESS qui souhaite l’engager. Mais si l’on se réfère au joueur lui-même, son souhait est de poursuivre l’aventure avec les Vert et Rouge, même s’il n’a pas été trop sollicité la saison passée.
Vers l’éviction de Bourayou
Les jours du directeur technique du Mouloudia, Abdellatif Bourayou, sont-ils comptés ? Tout porte à le croire en se référant aux bruits qui courent dans les coulisses de la direction algéroise depuis quelque temps. En effet, on apprend que le président Brahmia et ses assistants au conseil d’administration songent sérieusement à nommer un nouveau directeur sportif, en remplacement de Bourayou. Ce dernier commence d’ailleurs à le comprendre, en constatant sa marginalisation dans l’opération de recrutement. C’est lui-même d’ailleurs qui l’a confié à son entourage. En tout cas, dans les hautes sphères du Mouloudia, on tient à souligner que le dossier du directeur sportif n’est pas une priorité à l’heure actuelle. Pourtant, dans le monde du football professionnel, le poste est très sensible, puisque c’est à son détenteur de tracer la politique sportive du club.
Dossier Sanhadji, la direction rassure
La direction algéroise a tenu à rassurer sur l’affaire du défenseur franco-algérien, Rayan Sanhadji, qui menace de saisir la Fifa pour obtenir des indemnités après avoir été recalé, alors qu’il avait déjà signé un précontrat avec l’ex-président du MCA, Abdennacer Almas. Selon un membre dirigeant, le club n’a rien à craindre dans cette affaire, du moment qu’aucun contrat officiel du joueur n’a été déposé au niveau de la LFP.
A. B.
