Mercredi, 01 Septembre 2021 08:40
JSK - Le directeur sportif charge le coach français
Abdeslam : «On a perdu la coupe de la CAF à cause de Lavagne»
Après avoir déclaré qu’ils avaient fait une bonne affaire en recrutant l’entraîneur Denis Lavagne, ils font tout pour diminuer de sa valeur. Après le président de la JSK qui a affirmé la semaine dernière que Lavagne n’a rien fait et que c’est grâce à la direction qu’il a réalisé un bon parcours, le directeur sportif, Kamel Abdeslam, a chargé à son tour le Français.
En effet, Abdeslam a indiqué que c’est à cause de l’entraîneur Lavagne que la JSK a perdu la finale de la Coupe de la CAF. «Il a trop surestimé le Raja alors qu’on était plus forts que l’équipe marocaine. C’est à cause de lui qu’on a perdu. Même en championnat, on aurait pu terminer sur le podium s’il n’avait pas failli. Lorsqu’on lui disait quelque chose, il ne faisait qu’à sa tête. Il commençait avec un onze et lorsqu’il se rendait compte qu’il s’était trompé, il faisait des changements en seconde période», a annoncé Abdeslam.
«C’EST KACED ET TIZARAOUINE QUI FAISAIENT TOUT»
Prétextant que Lavagne s’est montré ingrat envers ses adjoints, Abdeslam affirme : «Lavagne a rendu hommage au préparateur physique, mais il a oublié Kaced et Tizaraouine, alors que ces deux derniers faisaient tout aux entraînements. Ils lui remettaient même des rapports sur les adversaires de la JSK. Lavagne avait manipulé les joueurs la veille de la finale de la Coupe de la ligue, alors qu’on était presque à jour avec lui concernant ses salaires.»
«SI ON AVAIT UN AVANT-CENTRE, ON AURAIT GAGNÉ LA CAF»
Si d’un côté Abdeslam déclare que la JSK a perdu la finale de la Coupe de la CAF à cause de la tactique adoptée par l’entraîneur, il confie de l’autre que s’il y avait un avant-centre, l’équipe aurait pu gagner le trophée africain et qu’elle aurait fait un meilleur parcours. «S’il y avait un avant-centre, on aurait gagné la Coupe de la CAF et on aurait fait un meilleur parcours en championnat. Je ne dirais pas que notre parcours est positif à 100%, mais il est satisfaisant. On a remporté la Coupe de la ligue, on a été finaliste de la Coupe de la CAF et on a terminé le championnat à la cinquième, avec de jeunes joueurs. Certains avaient traité ces éléments de joueurs de quartier et que la JSK allait jouer la relégation, mais les résultats sont là.»
«ON A FAIT UN MEILLEUR RECRUTEMENT CETTE ANNÉE»
Abdeslam a affirmé que la direction ne pouvait pas garder les cadres à cause de leurs exigences financières. «On voulait garder nos joueurs, mais chacun d’eux avait réclamé plus de 200 millions. Pour le recrutement de cette saison, je dirais que les joueurs recrutés sont meilleurs que ceux de la saison dernière. Il y a un travail qui se fait et je suis confiant pour la suite», a conclu Abdeslam.
AFFAIRE MELLAL - YARICHÈNE
La justice tranchera à la fin du mois
Selon une source proche de la direction, le bras de fer qui oppose le président Mellal à certains actionnaires connaîtra normalement son dénouement à la fin de ce mois. En effet, le verdict dans l’affaire opposant les deux parties est attendu à la fin de ce mois. Mellal a toujours affirmé que c’est lui le président légitime et que personne ne pourra le faire bouger de son poste. «On a tous les documents prouvant que je suis le président officiel de la JSK. Certains racontent des mensonges sur les réseaux sociaux, mais je ne leur accorde aucune importance. Même la saison prochaine, je serai toujours là», a-t-il indiqué. Ses opposants lui rétorquent qu’ils respectent la règlementation et qu’ils attendront le verdict de la justice. Pour eux, ils auront gain de cause et les jours de Mellal sont bel et bien comptés. Même si certains supporters se montrent sceptiques quant au départ de Mellal, Yarichène et les autres actionnaires déclarent que la justice leur donnera gain de cause et qu’ils ne tarderont pas à reprendre le club. Bien que Yarichène et les actionnaires soient certains d’évincer Mellal, ce dernier insiste pour dire que personne ne pourra le destituer.
Medouar : «Il ne manque que le registre de commerce à Azouaou»
Abdelkrim Medouar affirme que lors d’une visite de courtoisie, Azouaou a exhibé l’accusé de réception du dépôt d’un dossier d'engagement et qu'il ne reste que le registre de commerce. Il a aussi indiqué que d'après les documents fournis par Azouaou, les plaintes déposées par Mellal contre les actionnaires qui réclament son départ ont été rejetées et qu’il s’agit là d’une affaire interne à la JSK et que ce n’est pas à la LFP d’ouvrir une enquête. En réaction à cela, Mellal affirme que Medouar n'est plus président de la LFP.
Iboud lance un défi à ses détracteurs
Critiqué sur les réseaux sociaux et par un actionnaire, le porteparole du club, Miloud Iboud, a affirmé qu’il n’est pas un menteur et qu’il est prêt à défier tous ses détracteurs sur un plateau de télévision. «J’avais déclaré sur le plateau de Canal Algérie que nous allions garder les cadres et après le départ de ces derniers, un actionnaire et quelques personnes m’ont traité de menteur sur les réseaux sociaux, je ne suis pas un menteur. C’est moi qui étais derrière la réunion tenue entre le président Mellal et Lavagne au cours de laquelle on avait parlé de tout y compris des libérés. Je ne m’immisce pas dans le technique, mais j’avais demandé à Lavagne pourquoi El Orfi ne jouait pas car c’est un excellent élément. Il m’avait dit que ça se passait dans la tête. Je lance un défi à tous mes détracteurs pour un débat télévisé sur n’importe quelle chaîne», a-t-il affirmé.
CONFÉRENCE DU PRÉSIDENT DE LA JSK
La presse boycotte
La conférence de presse animée hier par le président Chérif Mellal et ses dirigeants a été boycottée par la plupart des organes de la presse et les chaînes de télévision, en signe de protestation contre lui. Le président de la JSK a toujours entretenu des rapports conflictuels avec les journalistes, notamment ceux qui avaient osé lui poser des questions embarrassantes.
D. K.
