Mercredi, 01 Septembre 2021 08:40
MCA - Recrutement d’un entraîneur
Grosses divergences entre Brahmia et Tourqui
Même si la direction du MCA est parvenue à engager pas moins de six nouveaux joueurs à l’occasion de l’actuel mercato estival, il n’en demeure pas moins que les divisions entre les membres du conseil d’administration dans ce dossier commencent à apparaître au grand jour.
On pense notamment à ce bras de fer qui ne dit pas son nom entre le président du conseil d’administration, Amar Brahmia, et le président du CSA, Messaoud Tourqui, devenu depuis quelque temps le deuxième homme fort au sein du club professionnel. C’est surtout le sujet de l’entraîneur appelé à prendre les destinées techniques des Vert et Rouge qui divise les deux hommes. Cela s’est du reste vérifié au cours de ces derniers jours, conduisant le club à reporter encore l’arrivée d’un nouveau coach. On pensait pourtant que tout avait été conclu avec le technicien tunisien, Khaled Benyahia, surtout que ce dernier, par le biais de son agent, a accepté la deuxième offre de la direction algéroise qui a revu à la hausse sa proposition financière pour atteindre 15.000 euros mensuellement. Il se trouve néanmoins que le boss mouloudéen a fini par faire machine arrière. Raison évoquée, le profil de Benyahia n’est pas celui qu’il a souhaité, d’où sa décision d’écarter la piste de l’ancien entraîneur de l’ES Tunis. Une position qui n’a pas été du goût de Tourqui, conforté dans son avis par d’autres membres du conseil d’administration, à l’image de Rafik Balamane. Il se trouve que les divergences entre Brahmia et Tourqui concernent également l’opération de recrutement des joueurs. Plusieurs éléments contactés par Tourqui ont fait l’objet du veto de Brahmia et vice-versa, affirment des sources proches de la direction du club phare de la capitale. Ayant démarré le recrutement sans même attendre l’arrivée d’un nouveau coach, les dirigeants mouloudéens font encore preuve d’amateurisme. Au train où vont les choses, le fossé entre Brahmia et Tourqui se creuse davantage, exposant le club à des lendemains incertains. Comme quoi, au Mouloudia, on n’est pas encore sorti de l’auberge.
Les trois dernières mensualités ne seront pas versées
Outre le fait qu’il exige à ses joueurs de réduire leurs salaires à hauteur de 50%, le président Brahmia campe sur sa position de priver l’ensemble de l’effectif de trois salaires. C’est lui-même qui vient de l’affirmer non sans irriter les camarades de Hachoud. Ces derniers, croient-on savoir, ont déjà interpellé le PDG de Sonatrach en personne, criant à l’injustice. Une pétition paraphée par les joueurs a été adressée au premier responsable de la firme pétrolière pour réclamer son intervention. Cette action n’est pas faite pour perturber Brahmia. Ce dernier affirme même avoir agi dans la légalité totale, justifiant sa décision par le fait que le Mouloudia n’a pas réalisé l’objectif assigné, à savoir gagner au moins un titre ou assurer une qualification à une joute africaine la saison prochaine. La septième place dans laquelle ont terminé le championnat les Vert et Rouge est exhibée comme un argument solide par le président mouloudéen afin de justifier sa démarche. Mieux, il insiste sur le fait que dans le contrat de chaque joueur existe une clause qui permet à la direction du club d’enlever trois salaires à ses protégés en fin de saison si ces derniers échouent à atteindre les buts tracés. C’est dire qu’aux yeux de Brahmia, même si Hachoud et les autres décident de saisir la CNRL, il est assuré d’avoir gain de cause, étant donné que la clause concernée joue en leur défaveur.
Saâdou concerné par la réduction de son salaire
Après avoir convoqué plusieurs cadres de l’équipe pour leur signifier la nécessité de réduire leurs salaires sans qu’il ait une réponse définitive de leur part, le président mouloudéen, Amar Brahmia, a adressé cette fois-ci une invitation au défenseur Saâdou. Ce dernier n’est donc pas exempt de l’action enclenchée par la direction algéroise visant à réduire sensiblement la masse salariale. L’ex-Kabyle sera lui aussi dans l’obligation de choisir entre la réduction de sa mensualité ou la porte.
Chaâl : «Je ne quitterai le Mouloudia que pour l’étranger»
Revenu en force en fin d’exercice écoulé après avoir débuté la saison dans la peau de troisième gardien, Farid Chaâl n’a nullement l’intention de changer d’air, malgré les démarches engagées par la direction du club pour s’offrir un nouveau portier de valeur. C’est Chaâl qui l’affirme d’ailleurs, indiquant que s’il venait à quitter le Doyen, ce serait pour vivre une expérience à l’étranger. «Dans ma tête, je ne jouerai pour aucun autre club algérien à part le Mouloudia. Le seul scénario qui me mettrait en dehors de mon club, c’est l’éventualité de recevoir une proposition émanant d’une formation étrangère», a souligné l’enfant de Beni Douala. Seulement, le dernier rempart du MCA, dont le contrat avec les Vert et Rouge expire en juin 2022, n’a pas voulu s’exprimer sur la demande de sa direction qui exige de ses joueurs qui souhaitent rester au club de réduire leurs salaires.
Le Doyen récupère ses 13 sections, 13 ans après
Après de longues années d’attente et aussi de combat mené par les supporters du Mouloudia, le vieux club de la capitale a réussi à récupérer ses 13 sections qui étaient affectées depuis 2008 au profit du GSP, une filiale de Sonatrach. La cérémonie symbolique actant la récupération de ces sections a eu lieu hier. Elle a été marquée par la démission des membres du bureau dirigeant du GSP, à leur tête Djaâfar Belhocine. Un directoire devrait être installé dans les prochaines heures pour gérer les affaires du GSP, en particulier la régularisation de la situation financière de centaines de sportifs de ce club non payés depuis plusieurs mois. Une fois ce processus parachevé, les 13 sections intégreront le CSA/MCA qui en dispose déjà de huit.
AFFAIRE SENHADJI
Le MCA risque gros, malgré les assurances de la direction
Alors que du côté de la direction mouloudéenne on se montre serein à propos de l’affaire du défenseur franco-algérien, Rayan Sanhadji, les spécialistes préviennent que le club risque de payer cher sa position envers ce joueur. Comme déjà rapporté dans ces mêmes colonnes, Senhadji, qui a joué dans le championnat bulgare la saison passée, avait signé un précontrat avec le MCA du temps de l’ex-président Almas. Mais l’actuelle direction du club n’est pas du tout intéressée par son recrutement, au moment où le joueur insiste à faire valoir ses droits. Cela risque de valoir au Doyen la bagatelle somme de 5,7 milliards, représentant les salaires de l’intéressé pendant toute la durée de son contrat qui est de trois ans. Cela n’est pas fait pour inquiéter Brahmia qui s’est exprimé sur le sujet, avançant que le fait que le document n’ait pas été enregistré au niveau de la LFP, il devient nul et non avenu. Mais ce qu’ignore Brahmia, c’est que le joueur s’est engagé avec le Mouloudia en présentant un passeport français. Une procédure qui lui permet de saisir la Fifa. Pour l’instant, on n’en est pas encore là. Senhadji, selon son agent, se prépare à rallier la capitale pour intégrer les entraînements du Mouloudia dès la reprise. Une manière pour lui de mettre Brahmia devant le fait accompli. S’il venait d’être empêché de s’entraîner avec le groupe, il n'hésiterait pas à recourir à la première instance footballistique mondiale.
A. B.
