Dimanche, 19 Septembre 2021 08:35
MCA - Le Tunisien estime avoir entre les mains un effectif riche
Benyahia : «Je suis prêt à relever le défi»
Le nouvel entraîneur du MCA, Khaled Benyahia, s’est exprimé hier pour la première fois devant la presse algérienne, soit au lendemain de son arrivée à Alger. Il n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour afficher ses ambitions avec le vieux club algérois.
«Je suis formé dans un grand club tunisien, en l’occurrence l’ES Tunis, et me voilà atterrir dans un autre grand club pour ma première expérience en Algérie. Les deux formations ont la particularité d’avoir toujours de grandes ambitions. Je sais que la responsabilité est grande, mais on doit accepter le défi», a-t-il dit d’emblée. Il faut dire que la situation dans laquelle l’ancien libéro de charme des Aigles de Carthage a hérité le Doyen ne lui fait nullement peur, même si les Vert et Rouge sortent d’une saison très difficile pendant laquelle ils ont raté tous leurs objectifs.
«Ça arrive aux grands clubs comme le MCA de traverser des périodes difficiles, mais ils parviennent toujours à remonter la pente et très rapidement. C’est ce qu’on devrait faire avec le Mouloudia la saison prochaine. J’espère réussir dans cette mission et parvenir à procurer de la joie aux nombreux fans du club», a-t-il souhaité.
«Atteindre les ¼ finale de la LDC prouve qu’il y a de la qualité»
Pour ce faire, le successeur de Nabil Neghiz a montré la voie : «Y a pas d’autre secret pour réussir que le travail. Il s’agit de la seule recette menant au succès. C’est le message que j’envoie déjà à mes joueurs.» Il faut dire que le nouveau driver de la formation de Bab El Oued regrette déjà le fait qu’il doive se contenter de se produire sur le plan national seulement après l’échec du Mouloudia à décrocher, en fin de saison passée, une place qualificative à une compétition africaine. Il dira à ce propos : «J’aurais aimé que l’équipe soit concernée par une épreuve continentale pour rester sur la lancée de sa précédente participation sur la scène africaine. C’est toujours bien de se frotter aux grands d’Afrique. Quand on entraîne un club d’envergure comme le MCA, on n’attend pas que le président vienne vous fixer des objectifs. Vous devriez toujours voir grand de vous-mêmes».
«Les supporters ne vont pas nous attendre longtemps»
Evoquant l’effectif en place et s’il avait une idée sur lui, Benyahia a fait savoir qu’il faisait confiance à la direction du club qui a entamé le recrutement avant son arrivée, avant de poursuivre : «Quand on porte les couleurs du MCA, on est censé avoir un bon niveau. Les joueurs doivent aussi savoir que jouer pour un grand club exige d’eux de fournir toujours des efforts doubles. Cela dit, je reste persuadé que l’équipe dispose d’un bon effectif, sinon elle ne serait jamais arrivée aux quarts de finale de la Ligue des champions, car ce n’est pas du tout une mince affaire d’atteindre ce stade d’une compétition aussi relevée, malgré le fait que les joueurs étaient très critiqués par les supporters. J’ai suivi leur parcours la saison passée et je dois dire qu’ils auraient pu faire nettement mieux s’il y avait une bonne gestion aussi bien des succès que des échecs.»
Le coach s’est engagé en revanche à faire de la performance son seul critère pour arrêter son équipe type, sans tenir compte de l’âge de tel ou tel joueur. Cela devrait encourager les nouvelles recrues du MCA, ainsi que les joueurs promus de l’équipe réserve, et ils sont nombreux.
«Je ne crois pas au discours de formation quand on travaille de gros bras comme le MCA. Même quand le président vous demande de travailler dans ce sens, vous devez comprendre qu’il faut avoir des résultats, car les supporters ne vont pas patienter longtemps. Seulement, il faudrait mettre les moyens pour atteindre les objectifs escomptés», a-t-il poursuivi.
Enfin, Benyahia qui ne nourrit aucune appréhension concernant son adaptation avec son nouvel environnement, n’a pas écarté l’idée de renforcer encore son effectif par deux ou trois joueurs «âgés entre 26 et 28 ans», histoire d’apporter de l’expérience à son groupe.
Surcharge à droite
S’étant retrouvé avec trois, voire quatre arrière droits, à savoir Hachoud, Boukerma, Attou et Hamidi, la direction est dans une situation embarrassante. Pour certains, il s’agit d’un exemple flagrant traduisant l’anarchie ayant marqué le recrutement estival des Vert et Rouge. Mais le président Brahmia ne l’entend pas de cette oreille, non sans se féliciter d’avoir réussi à engager de jeunes joueurs qui auront leur mot à dire à l’avenir. Concernant le surnombre constaté au sein du flanc droit de la défense, le président mouloudéen a son idée dans ce registre. En effet, il compte proposer à l’entraîneur Benyahia d’utiliser Hamidi comme ailier droit, un poste que le joueur a déjà occupé au MCO, son ex-club. Il est vrai que Hamidi a fait preuve d’une polyvalence extraordinaire lors de son passage chez les Hamraoua. Après avoir débuté comme arrière droit sous l’ère Cherif El Ouezzani, lors de l’avant-précédent exercice, il a été reconverti en ailier droit la saison passée par Belatoui puis Madoui.
Yarichène tend la perche à Bourdim
Ayant perdu sa bataille juridique avec la direction du MCA après avoir été débouté par la CNRL, le meneur de jeu Amar Bourdim se trouve dans une situation compliquée. Pour qu’il change d’air, comme il le souhaite, il doit s’acquitter d’une bagatelle somme de 1,6 milliard, qui représente l’indemnité de son départ, notifiée dans l’une des clauses de son contrat. Mais voilà que le nouveau président de la JSK, Yazid Yarichène, vient de lui tendre la perche. On apprend en effet que le successeur de Mellal fait du recrutement de Bourdim une priorité. Il s’est même montré prêt à racheter son contrat, en attendant de trouver un terrain d’entente avec le joueur sur le plan financier. Cela se passe au moment où la direction du CRB, qui était la première à manifester son désir de s’offrir les services de Bourdim, semble faire face à une farouche opposition des supporters qui refusent catégoriquement un éventuel recrutement de l’enfant d’El Eulma, estimant que son passage au MCA, qui a duré trois années, fut un total échec.
Réunion décisive CSA/MCA - Sonatrach
Malgré la dissolution du GSP, il y a de cela près d’un mois, la direction du club sportif amateur (CSA) n’a pas encore repris les 13 sections mises sous l’égide du GSP depuis 2008. Si on se réfère à un membre dirigeant du CSA, le flou entoure toujours l’avenir des 13 sections en question, après la mise en place par Sonatrach d’un directoire présidé par Raïssi, membre du conseil d’administration de la SSPA/MCA, pour gérer les affaires des sections en question, avant qu’elles ne soient remises au CSA du Doyen. Une réunion se tiendra aujourd’hui au siège de Sonatrach entre les responsables de cette firme, chargés du dossier, et le bureau exécutif du CSA/MCA. Les dirigeants mouloudéens entendent soumettre une doléance aux responsables de Sonatrach concernant le financement des 13 sections qu’ils vont hériter du GSP. «Comme il s’agit de récupérer pas moins de 3000 athlètes, dont la majorité sont des internationaux dans différentes disciplines, il est clair qu’on aura besoin d’un budget conséquent pour assurer leur gestion et les maintenir dans le haut niveau. Ce n’est certainement pas la modeste subvention de la DJS qui va garantir à ces sections de rester en vie», a confié notre source. Selon toujours nos informations, le CSA, que président Messaoud Tourqui, exige tout simplement une couverture financière de Sonatrach s’étalant sur 12 années. Affaire à suivre…
A. B.
