Jeudi, 03 Février 2022 00:54
MCA - Alors que la CNRL l’exhorte à payer 500 million au joueur
La direction attend le verdict du TAS dans l’affaire Harrag
Le fait que le MCA se retrouve dans la liste rouge de la CNRL en étant interdit de recrutement au cours de l’actuel mercato, n’a pas surpris les dirigeants du club, vu qu’ils étaient déjà destinataires du verdict de cette instance concernant l’exgardien de but, Athmane Toual. Mais ce qui a le plus surpris le président Brahmia, c’est le fait qu’il soit obligé aussi de payer l’ex-milieu de terrain des Vert et Rouge, Chamseddine Harrag, qui a eu gain de cause auprès de la CNRL en réclamant la somme de 500 millions de centimes.
Ce verdict, tombé il y a quelques mois déjà, est fortement contesté par le boss mouloudéen qui soutient bec et ongles avoir payé l’ancien Harrachi au dernier centime, avant que ce dernier ne quitte le Doyen l’été dernier pour rejoindre la JSK. Ce départ est même qualifié par le premier responsable du vieux club de la capitale d’illégal, vu que le joueur était encore sous contrat pour une autre saison. Remonté contre la CNRL, Brahmia a précisé que les salaires réclamés par Harrag ne lui reviennent pas de droit pour avoir fait l’objet de sanctions de la part de la commission de discipline du club, en réaction à ses absences à répétition aux entraînements et aux matchs de l’équipe lors des dernières semaines de l’exercice passé. A l’époque, l’ancien milieu de terrain du NAHD avait boudé ses camarades après avoir été bloqué par Brahmia, alors qu’il projetait de rejoindre un club saoudien qui voulait s’offrir ses services. Le ton était même monté entre les deux hommes, avant que Harrag ne décide de saisir la CNRL, obtenant sa libération automatique, ce qui lui a permis du reste de rejoindre le club kabyle. Aujourd’hui, Brahmia, auquel on reproche le fait de n’avoir pas profité des contacts saoudiens de Harrag pour en tirer profit sur le plan financier et éviter que le joueur parte gratuitement, n’est pas prêt à tourner la page. Il est même déterminé à aller au bout de cette affaire pour faire valoir les droits de son club, pour reprendre ses propos. C’est ce qui explique, du reste, le fait qu’il ait saisi le TAS algérien, tout en promettant de faire de même auprès du TAS de Lausanne si par malheur l’instance juridictionnelle locale ne rétablisse pas le Mouloudia dans ses droits. Affaire à suivre…
Il a noué des contacts avec des joueurs de la ligue 2
Brahmia fidèle à sa politique de recrutement
Au moment où tout le monde au Doyen nourrit de grosses ambitions sur l’actuel mercato hivernal pour renforcer la bande à Benyahia qui a montré beaucoup de lacunes, le président Brahmia n’est toujours pas prêt à casser sa tirelire. En effet, on apprend d’un membre du conseil d’administration que cette instance est décidée à prôner la même politique de recrutement de l’intersaison en ciblant des joueurs des divisions inférieures et leur donner la chance de s’exprimer pleinement dans le haut niveau. Outre les motivations sportives de cette politique, au niveau de la direction algéroise on estime que la conjoncture que traverse le club sur le plan financier ne lui permet pas de tabler sur le recrutement de joueurs affirmés. C’est ainsi qu’après s’être rendu compte de la nécessité de renforcer l’effectif sur demande de l’entraîneur Benyahia, la direction est en train de ratisser large, notamment au niveau de la Ligue 2. Quatre joueurs sont déjà sur les tablettes des recruteurs mouloudéens, évoluant tous dans des clubs de l’antichambre de l’élite. Il s’agit de Bacha (JSMB), Benaïssa (MB Bayadh), Djaouchi (ES Ben Aknoun) et Sanhadji (CR Témouchent). On remarque que les trois premiers joueurs cités sont tous des buteurs au sein de leurs clubs respectifs, ce qui démontre le désir de la direction mouloudéenne d’injecter du sang neuf à sa ligne offensive, devenue le maillon faible cette saison. S’agissant du quatrième joueur ciblé, il évolue comme milieu de terrain et est en train de réaliser un bon parcours avec le CRT qu’il a rejoint l’été passé en provenance de l’équipe réserve de la JSK. Seul bémol, la direction du Doyen risque d’avoir des difficultés pour conclure les transactions des quatre joueurs, vu que deux d’entre eux sont toujours concernés avec leurs clubs respectifs par la course à l’accession. On fait allusion à Sanhadji et Bacha.
Les pourparlers avec l’agent de Sanhadji lancés
Alors qu’il a été déjà proposé au MCA l’été dernier, le jeune milieu de terrain, Sanhadji, a fini par atterrir au CR Témouchent après s’être rendu compte que les Mouloudéens n’étaient pas chauds pour l’engager. Mais voilà que les performances de ce jeune de 20 ans avec l’équipe première du CRT, 2e au classement de la Ligue 2, ont poussé les Algérois à revenir à la charge. Ainsi, on apprend qu’un contact officiel a été noué avec l’agent du joueur, qui n’est autre que l’ancien défenseur du Mouloudia, Bella. Ce dernier, natif de Sétif et dirigeant à l’ESS, comptait transférer son poulain à l’Entente, mais vu que cette dernière est interdite de recrutement, en raison de ses grosses dettes, il s’est dit prêt à conclure la transaction avec la direction mouloudéenne. Reste à savoir maintenant si les responsables du CRT sont prêts à conclure la transaction, surtout que leur équipe est toujours en course pour l’accession et que l’enfant d’Oran est devenu une pièce maîtresse dans leur échiquier.
Bachir Belloumi à nouveau dans le viseur
Convoité déjà par la direction mouloudéenne lors du mercato estival, le fils de l’ancienne star du football algérien, Mohamed Bachir Belloumi, avait décliné l’offre de Brahmia. L’ailier de charme de 20 ans avait pour objectif d’embrasser une carrière professionnelle en Europe. Peine perdue, puisqu’on apprend qu’après avoir subi des tests au sein de quelques clubs français, Belloumi junior est revenu bredouille en Algérie. Aucune des formations concernées n’a jugé utile de l’engager. Cela a déjà donné des idées à certains dirigeants mouloudéens qui comptent relancer l’ex-joueur du MCO et lui offrir une chance pour émerger en vue d’une nouvelle tentative à l’étranger.
Merouani sur le départ
Face au MCO, samedi prochain, le défenseur central Ghezala sera absent pour cumul de cartons. L’entraîneur Benyahia compte le faire remplacer par Rebaï, qui a l’habitude d’être aligné au milieu. Cette option, qui demeure la plus plausible, surtout après le départ de Saâdou, risque de fâcher à nouveau le défenseur axial de prédilection de l’équipe, Merouani. Ce dernier avait déjà contesté ce choix lors de l’absence de Haddad contre l’USMA, n’appréciant pas d’être laissé sur le banc. Ce jour-là, le natif de Chlef avait même demandé des explications à son coach. Mais voilà qu’on apprend que le technicien tunisien n’a pas encore l’intention de recourir aux services de Merouani contre le MCO. Si cela venait à se produire, le joueur n’hésitera pas à demander sa libération pour profiter de l’actuel mercato afin d’atterrir dans un autre club avec l’ambition de relancer sa carrière. On sait d’ores et déjà que la JSK a déjà émis le vœu de l’engager.
A. B.
