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WAT

Saison de tous les déboires

Le Widad de Tlemcen a terminé une saison des plus difficiles qui l'a conduit au purgatoire. Le propos ici n'est pas d'incriminer une partie et d'absoudre les autres mais de dire que toute la famille du club des Zianides est responsable de la débâcle. Dirigeants, joueurs, staff technique, supporters et pouvoirs publics ont tous participé, chacun à sa manière, à la descente aux enfers du club.

Les dirigeants n'ont pas retenu les leçons de la saison 2020-2021, quand le club avait assuré son maintien lors de l'avant-dernière journée seulement. Au lieu de corriger les erreurs pour éviter de revivre le même cauchemar, ils se sont livrés à un recrutement tous azimuts qui a alourdi la masse salariale et créé un problème de cohésion que les différents staffs passés à la barre technique n'ont pas réussi à résoudre. De plus, ces dirigeants se sont livrés à une bataille qui n'a fait que fragiliser encore plus le club qui a connu une crise financière des plus lancinantes.

L'autre raison est la stabilité au niveau du staff technique. L'équipe qui n'a pas bénéficié d'une préparation estivale a entamé la saison avec Bouhellal avant qu'il ne soit remercié pour être remplacé par Boudjakdji. Ce dernier ne fera pas long feu et cédera très vite son poste à Ighil qui n'avait pas réussi à se faire qualifier au WAT lui qui était sous contrat avec le HBCL. Slimani, ramené pour sauver le club de la relégation, n'a pas réussi sa mission, en raison des multiples problèmes qu'il a trouvés à son arrivée.

Les joueurs ont également leur part de responsabilité dans la débâcle qu'a connue le club. Ces derniers au lieu de remplir leur part du contrat les liant au club ont multiplié les grèves pour réclamer leurs salaires, ce qui n'a fait que fragiliser encore plus le groupe. Les supporters, au lieu de faire preuve d'union pour sauver le club, ont versé dans le soutien des clans qui composaient la direction, ce qui a fait qu'au lieu de l'union, l'équipe s'est retrouvée livrée à elle-même. Les pouvoirs publics ont également une part de responsabilité car au lieu de signifier la fin de la récréation pour les parties qui se disputaient le contrôle du club, ont laissé faire. Aujourd'hui, le WAT est rétrogradé mais le grand risque qui le guette est de connaître le même sort que l'USMBA, le CABBA, le MOB et la JSMB, car au rythme où vont les choses, aucune solution n'est annoncée à l'horizon.

Ahmed A.

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