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MCA - Le contrat du Soudanais a été résilié avant même qu’il débute

Le Doyen sommé de payer 4,5 milliards à El Ghorbal

Coup dur pour le MCA après que la Fifa a donné gain de cause à l'ex-international soudanais, Mohamed Abdelhamid Youcef Yacoub dit El Ghorbal, dans la plainte qu’il a déposée contre le Doyen. Désormais, le MCA doit payer plus de 4,5 milliards de centimes à El Ghorbal pour annulation de contrat signé.

Le MCA a 45 jours, à compter du 21 juillet, date de la notification de la Fifa, pour payer la somme en question. Si la direction ne paye pas dans les délais fixés, le club se verra infliger une sanction d'interdiction de recrutement. Le vieux club de la capitale peut faire, néanmoins, appel de ce verdict auprès du TAS de Lausanne. Pour rappel, l’affaire remonte à octobre 2020, lorsque le joueur avait signé un contrat de prêt avec le MCA, avant d'être annulé par la FAF et le Mouloudia, en raison de l'affaire Rooney qui refusait de partir pour céder sa licence à un autre joueur étranger. El Ghorbal avait été prêté pour une durée de 18 mois par le CABBA au MCA pour un montant de 1,3 milliard de centimes. Après avoir perdu le litige contre El Ghorbal (4,5 milliards), le MCA risque également de perdre celui de Rooney (5,5 milliards). Soit plus de 10 milliards de perte sèche pour la trésorière de Sonatrach, en raison des mauvaises décisions des anciens présidents du MCA. Reste à connaître la réaction de la firme pétrolière vis-à-vis des responsables de ces pertes.

Les Mouloudéens dès aujourd’hui à Aïn Draham

Le MCA sera dès aujourd’hui à pied d’œuvre à Aïn Draham, ville frontalière tunisienne, pour effectuer son premier stage de préparation d’intersaison et qui sera clôturé le 4 août. Ce stage intervient 13 jours après le début du travail. Une reprise que le nouvel entraîneur Faruk Hadzibegic avait raté en raison de son installation tardive aux commandes techniques des Vert et Rouge. C’est dire que le regroupement d’Aïn Draham, qui sera suivi d’un autre en Turquie, sera une occasion pour le technicien franco-bosniaque de mieux connaître son effectif qui a été sensiblement remanié. Cela se fera notamment au prix des matchs amicaux programmés pour la circonstance, mais qui ne sont pas encore arrêtés d’une manière définitive. En attendant, en se référant aux déclarations du coach lui-même, qu’il a tenues avant-hier en conférence de presse, ce dernier profitera aussi du stage de Tunisie pour fixer les règles du jeu avec ses joueurs. Coach Faruk faisait allusion à l’aspect disciplinaire, lui qui est réputé très à cheval dans ce registre. Il ne s’est pas d’ailleurs empêché d’avertir ses capés en annonçant que toute défaillance dans ce domaine exposerait son auteur à une mise à l’écart.

Le Doyen ne lâche pas Bouzouk, mais…

Le président mouloudéen, Hadj Redjem, l’avait lui-même déclaré lors de la conférence de presse conjointe qu’il a animée avant-hier avec Hadzibegic. Le MCA n’a pas encore clôturé son recrutement. Deux ou trois autres joueurs seront appelés à rejoindre le Doyen dans les prochains jours, voire les prochaines heures, car le coach Faruk espère bénéficier de tout son effectif dès les premiers jours du stage de Tunisie. Parmi les postes ciblés, celui d’un ailier, d’autant plus que la direction a décidé de prêter son jeune attaquant de couloir, Morsli. A ce propos, on apprend que les recruteurs mouloudéens ont réactivé la piste du joueur du PAC, Bouzouk. Seulement, il se trouve que le MCA n’est pas le seul club à s’intéresser à cet élément qui avait terminé deuxième meilleur buteur de son équipe la saison passée. En effet, il est convoité aussi par le CRB, ce qui rend la mission des mouloudéens plus compliquée.

Zaïdi réclame 1,3 milliard pour partir

Parmi les joueurs qui ont été libérés par le MCA mais qui n’ont pas encore résilié leur contrat, on citera l’attaquant Zaïdi. Ce dernier, qui avait rejoint le club l’été dernier en provenance de la JSS, dans un transfert libre, refuse toujours de rompre à l’amiable son contrat. Le président Hadj Redjem lui a proposé une indemnité de six mois, mais il l’a refusée. Il exige d’être payé pour toute la durée de son contrat, soit une année. Autrement dit, il veut empocher 1,3 milliard avant de partir.

Bras de fer Hadj Redjem - Rebaï

A peine après avoir réglé le cas Isla, en résiliant à l’amiable son contrat, tout en payant le prix fort, le président mouloudéen, Hadj Redjem, se retrouve confronté à un autre problème du même genre. On fait allusion au dossier Miloud Rebaï, un joueur que le boss algérois ne veut pas dans son effectif. Toutefois, toutes les tentatives engagées par le patron du vieux club algérois pour trouver un accord avec le natif de Tlemcen à même de conduire à une résiliation à l’amiable de son contrat se sont avérées infructueuses. Et pour cause, l’intéressé refuse catégoriquement de partir. Cette position risque de porter un énorme préjudice à la direction mouloudéenne. Cette dernière ne peut procéder à une résiliation unilatérale du contrat de Rebaï, au risque d’être sanctionnée par la CNRL. Et comme le contrat de Rebaï court encore pour deux autres saisons, et qu’il touche un salaire dépassant les 200 millions de centimes, toute exclusion abusive du milieu de terrain, qui peut également évoluer comme défenseur central, obligerait la trésorerie algéroise à lui payer au moins 4 milliards de centimes. Un risque énorme que le président Hadj Redjem n’est pas prêt à prendre. En attendant, le boss mouloudéen continue de faire pression à sa manière sur le joueur, en lui interdisant de prendre part au stage de Tunisie. Il sera certainement appelé à s’entraîner avec l’équipe réserve, exactement comme ce fut le cas avec Isla tout au long de la saison passée. Rebaï ne trouve pas pour le moment d’inconvénient pour le faire, surtout que sa côte a sensiblement baissé dans le marché des transferts en Algérie, au point où aucune équipe ne l’a sollicitée. Pour rappel, la direction avait payé 3 milliards pour obtenir sa libération de l’ESS. Le premier contrat a expiré lors de l’été 2021, avant que l’ex-président du Doyen, Amar Brahmia, ne décide de lui faire signer un nouveau bail de trois ans.

A. B.

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