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JSK - Amrani savonne ses joueurs

"Vous avez offert la victoire à l'ESS"

En colère contre ses joueurs qui ont encaissé deux buts dans les arrêts de jeu, l'entraîneur Abdelkader Amrani les a lessivés dans les vestiaires, à la fin de la rencontre. Il n'a pas l'habitude de s'adresser à eux juste après un match, mais comme il était sans tous ses états, il avait tenu à leur balancer ce qu'il avait sur le coeur.

"Vous avez offert la victoire à l'ESS. Vous n'étiez même pas capables de tenir le nul, alors que votre adversaire avait égalisé dans les arrêts de jeu", a reproché Amrani à ses poulains. Personne ne s'attendait à un tel scénario, mais même si la défense et le gardien Sidi Salah ont une grande responsabilité dans cette défaite, il faut dire que les joueurs du milieu et les attaquants n'ont rien montré de bon durant toute la deuxième mi-temps. Ils ont commis beaucoup d'erreurs et c'est ce qui a provoqué la colère de l'entraîneur. Vu que ses joueurs sont passés totalement à côté de la plaque, notamment en seconde période, Amrani leur a indiqué à la fin de la rencontre qu'ils étaient dans un jour sans. Il n'a pas l'habitude de critiquer ses joueurs, mais comme il n'a pas reconnu son équipe sur le terrain, il n'a pas été tendre avec eux. "Vous n'avez pas joué au foot. Vous avez fourni des efforts inutiles sur le terrain. Vous avez privilégié le jeu individuel et vous avez passé votre temps à parler à l'arbitre. Le football est un jeu collectif et tant que l'arbitre ne siffle pads, le match n'est pas terminé", leur a-t-il rappelé. Au-delà de la défaite, c'est la prestation de l'équipe qui a irrité Amrani. Ses joueurs n'ont rien montré sur le terrain, même avant l'égalisation et le troisième but de l'ESS. Les équipiers de Bouhekak étaient décevants. Ils avaient commis beaucoup d'erreurs et ils n'étaient même pas capables de préserver leur avance, alors qu'ils menaient au score jusqu'à la 92e minute.

"Vous devez réagir face à l'USM Khenchela"

Pour que le doute ne s'installe pas, surtout que l'équipe est dans la zone rouge après six matches joués en championnat, l'entraîneur Amrani a exigé de ses joueurs de réagir face à l'USM Khenchela. «Cette défaite de l'ESS est difficile à digérer, car même si vous n'étiez pas bons, vous auriez pu faire match nul ou glaner les trois points de la partie. Malheureusement, vous aviez commis beaucoup d'erreurs, ce qui nous a valu de perdre la rencontre. Cette défaite a fait du mal à tout le monde, mais vous devez tirer les enseignements nécessaires afin de rectifier le tir lors de la prochaine rencontre. Vous devez à tout prix réagir lors de notre prochain match", a-t-il exigé de ses joueurs. Sur les deux rencontres jouées à domicile, à savoir le CSC et l'ESS, la JSK a concédé deux défaites et dans le cas où elle perd encore ce mardi face à l'USMK, elle se mettra dans de beaux draps. Le nouveau promu a réussi de très bons résultats jusqu'à maintenant et il a même battu l'ESS à Sétif, avant de vaincre le MCA vendredi dernier à Khenchela.

Sidi Salah, Talah, Cheraïtia, Mansouri, Alili et Bensaha critiqués

Après la défaite concédée devant l'ESS, certains éléments, à l'image de Sidi Salah, Talah, Cheraïtia, Bensaha, Alili et Mansouri ont été sévèrement critiqués par les supporters et par les dirigeants. Mais les joueurs qui ont été les plus ciblés par les critiques sont Alili et Mansouri qui donnaient l'impression de marcher sur le terrain, après leur incorporation en seconde période.

Le ras-le-bol de Iarichène :

"La JSK est prise en otage par ses actionnaires"

Chambré avant, pendant et après le match par les supporters, le président Yazid Iarichène s'en est pris aux actionnaires qu'il a accuse d'être le mal de la JSK. "Je suis victime des membres du conseil d'administration qui m'avaient promis l'année dernière de m'aider, mais personne ne m'a aidé. Je le dis et le redis, la JSK est prise en otage par ses actionnaires qui, non seulement ne viennent pas au stade, mais ne mettent jamais la main à la poche. Ils doivent partir et laisser la JSK tranquille", a déclaré le président Iarichène à la fin de la rencontre face à l'ESS, avant de revenir sur sa réconciliation avec Mellal. "Mellal est un actionnaire et il a le droit d'assister à l'AGEx", a affirmé Iarichène qui a été soumis à une terrible pression depuis sa réconciliation avec Mellal.

D. K.

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