Samedi, 21 Janvier 2023 09:57
MCO
La situation de flou persiste
L'équipe du Mouloudia d’Oran n'a toujours pas repris les entraînements et les joueurs poursuivent leur mouvement de grève pour revendiquer leurs salaires et primes impayés. Le bout du tunnel de cette situation qui inquiète les supporters ne semble pas se profiler à l'horizon, au vu des derniers développements qu'à vécus la direction au terme de l'assemblée générale des actionnaires qui n'est pas allée au terme des points inscrits à l'ordre du jour et dont l'étude a été reportée à un autre rendez-vous dont la date n'a pas encore été fixée.
L'actionnaire Ahmed Belhadj dit Baba a conditionné son retour à la présidence du club par des garanties qui ne lui ont pas été assurées par ses pairs actionnaires. "J'ai demandé à Djebbari de prendre en charge deux mois de salaires mais il a refusé. Je ne peux pas m'aventurer avec des arriérés de salaires qui dépassent les 18 milliards de centimes, en plus des salaires des employés du club. J'ai sollicité une audience du wali pour lui présenter la situation. Le montant des dettes est énorme et je ne peux pas m'aventurer dans un terrain miné", a-t-il indiqué.
La balle est aujourd'hui dans le camp des autorités locales qui doivent trouver une parade légale pour débloquer la situation et remettre les joueurs au travail. L'idée d'un directoire pour gérer la transition en attendant l'arrivée d'un repreneur ou d'une entreprise nationale a été avancée mais, cette solution d'exception ne règle pas le problème puisqu'il restera à définir le sort de la SSPA, déficitaire, et qui doit être soit recapitalisée ou mise en situation de faillite. Et cela nécessite des procédures légales qui sont, pour le moment, inaccessibles en raison du refus de certains actionnaires de céder leurs parts du capital social. C'est un véritable imbroglio dans lequel nage le club phare de l'Ouest, menacé de disparition si des mesures urgentes et courageuses des pouvoirs publics ne sont pas prises. Les actionnaires s'étaient quittés sans épuiser les points inscrits à l'ordre du jour de l'assemblée générale du 16 janvier dernier. Ils ont prévu de se revoir dans quelques jours mais sans fixer une date précise, ce qui n'a fait qu'inquiéter encore plus les Hamraoua qui ne savent plus où donner de la tête pour sauver leur équipe fétiche.
H. H.
