Mercredi, 01 Mars 2023 00:50
CSC - Il sort de son mutisme et justifie sa démission
Madoui : «Je ne travaillerai plus avec Boulahbib»
L’aventure de Kheïreddine Madoui au CSC est bel et bien terminée, après tout ce qui s’était passé au lendemain du match nul face au HB Chelghoum Laïd. Le technicien est sorti de son mutisme, dans un point de presse, pour apporter des précisions sur ce qui l’avait amené à jeter l’éponge. Madoui a été direct en révélant que son problème était relationnel avec le directeur général, Mohamed Boulahbib.
D’ailleurs, il n’a pas été tendre envers son responsable, en affirmant qu’il est la principale raison de sa démission. «Je tiens à préciser que j’ai remis ma démission lundi, après avoir été surpris de voir la présence d’un huissier de justice pour constater mon absence à la séance de reprise», a indiqué le coach. Ce dernier est revenu sur la chronologie des faits, en affirmant avoir annoncé au directeur général (Boulahbib) qu’il n’était pas en mesure de poursuivre sa mission dans ces conditions. «Juste après le match face au HBCL, je lui ai précisé que j’étais sidéré par l’absence de réaction des joueurs après l’élimination en coupe. C’était d’autant plus attendu qu’on avait bien préparé ce match et qu’on devait, logiquement, l’emporter. Comme rapporté par le responsable, la direction avait rejeté ma démission. Malheureusement, le lendemain (samedi), j’apprends que ce DG avait établi un rapport contre moi qu’il avait envoyé à l’ENTP. Dans ce rapport, il s’est attaqué à ma personne. J’ai voulu en savoir plus, mais il m’a juste expliqué que c’était dans ses prérogatives de dresser des rapports à l’ENTP», explique-t-il, avant de poursuivre : «J’ai reçu, par la suite, un appel du PDG, Abdelghani Gourari. Ce dernier a été honnête avec moi, tout en insistant pour me faire revenir sur ma décision. On a convenu alors de se rencontrer pour parler de cette démission et de l’équipe. J’ai aussi parlé avec Boulahbib, lundi en fin de matinée. J’étais prêt à revoir ma position. Mais quelques heures plus tard, il fait appel à un huissier de justice et fait des déclarations à contre-sens de notre discussion. Je n'ai pas compris pourquoi il a agi de la sorte et la raison de tant d'agitations, alors que j'avais rendez-vous avec lui pour trancher cette affaire. Je l’ai appelé et j’ai demandé des explications à propos de son attitude. J’ai été très affecté par ce comportement et j’ai compris qu’il ne voulait pas que je revienne», assure Madoui. Le coach n’a pas manqué de préciser que les contacts reçus lui sont parvenus après sa démission, pas avant. «Les dirigeants du MCA m’ont contacté après ma démission. Ils ont juste voulu connaître ma situation. On n’a jamais négocié et encore moins trouvé d’accord. J’ai même reçu une offre d’un club saoudien que j’ai rejetée. Gourari peut vous le confirmer. Je ne suis pas un traître.» Madoui confirme sa démission et surtout son incapacité à travailler avec Boulahbib. «Maintenant, il est évident qu’il ne veut pas que je revienne et il a monté toute une comédie. J’avais l’intention de reprendre, mais désormais, je ne peux plus travailler avec cette personne. Il peut se réjouir, surtout que je lui laisse une équipe à la 2e place au classement, avec un match en moins. Je n’ai rien contre cette personne, mais c’est son attitude qui m’écœure. Une chose est sûre, c’est moi ou lui au CSC», a conclu le désormais ex-entraîneur du CSC.
Manaâ et Mehimdat assurent l’intérim
Face à l’absence de Madoui, la direction du CSC a fait appel à l’entraîneur de l’équipe réserve, Yacine Manaâ, ainsi qu’au DTS du club, Rachid Mehimdat pour assurer l’intérim. C’est d’ailleurs ce duo, accompagné de l’entraîneur des gardiens, Fayçal Denni, toujours en poste, qui a dirigé la séance de reprise lundi. Ce trio assurera d’ailleurs l’intérim à la tête de la barre technique durant plusieurs jours, en préparant notamment le match de mardi face à la JSK (mise à jour de la 17e journée), en attendant la désignation d’un nouvel entraîneur. Pour sa part, l’adjoint, Mansouri, a affirmé qu’il est solidaire avec son coach.
Aïboud et Khaldi en solo
Deux joueurs se sont entraînés en marge du groupe, lundi soir, à l’occasion de la séance de reprise. Il s’agit du milieu offensif, Samir Aïboud, qui poursuit sa rééducation. L’autre joueur n’est autre que l’attaquant Ahmed Khaldi. Ce dernier a contracté une blessure musculaire lors de la dernière sortie du CSC en championnat, vendredi dernier, à Chelghoum Laïd.
CSC - JSK, le 7 mars
Le CSC ne bénéficiera pas d’une trêve de deux semaines, et pour cause, la LFP vient d’informer le club de la programmation de son match en retard de la 17e journée du championnat face à la JSKa, pour mardi 7 mars. La LFP a justifié cette programmation inattendue par «les récents changements apportés à la programmation des matchs du groupe A de la LDC par la CAF, où le match devant opposer la JSK à l’AS Vita Club, pour le compte de la 4e journée, programmé initialement le mardi 7 mars 2023, a été reporté au samedi 11 mars 2023», explique la ligue dans un communiqué. Le match CSC - JSK est donc programmé pour ce mardi à 15h, à Constantine, à huis clos, dans la mesure où le CSC est sous le coup d’une sanction d’un match.
CSC - PAC, décalé au 12 mars
La programmation du match CSC - JSK pour le 7 de ce mois a logiquement entraîné un changement de date pour le match CSC – PAC, de la 19e journée de championnat. Ce dernier étant programmé initialement le vendredi 10 mars à Constantine a été décalé de 48 heures, et se jouera finalement le dimanche 12 mars, toujours à 15h et à Constantine, mais en présence du public cette fois-ci, puisque la formation constantinoise aurait purgé sa sanction d’un match à huis clos lors du choc face à la JSK. A noter qu’après ces changements, le CSC devra disputer trois matchs en l’espace de 10 jours, puisque la formation constantinoise a vu son match en déplacement de la 20e journée, face au MC Oran, maintenu pour le vendredi 17 mars, toujours à 15h.
R. B.
