Modifier la taille du texte :

MCO - Après plusieurs mois d'attente

Les joueurs ont perçu deux mensualités

Après plusieurs mois d'attente et plusieurs grèves des entraînements, les joueurs ont enfin touché deux mensualités. Jeudi, c'était le jour de la délivrance pour les coéquipiers de Soufi qui ont encaissé deux mensualités, en attendant de percevoir le reste de leur dû qui pourrait intervenir dans les prochains jours.

En tous les cas, les joueurs ainsi que les membres du staff technique ont poussé un grand ouf de soulagement en empochant leur argent à quelques semaines seulement du mois sacré. Il faut souligner que le groupe s'est dit satisfait par le geste de la direction intérimaire qui a versé l'argent du sponsor, Tosyali, dans les compte des joueurs. "C'est un sentiment de soulagement que nous ressentons car j'avoue qu'on a galéré pendant plusieurs mois pour toucher cette partie de notre argent. Cela va nous permettre au moins de régler nos affaires personnelles et mettre dans de bonnes conditions nos familles", dira un joueur avant de préciser : «Notre motivation reste la même car même sans argent, on avait travaillé avec honnêteté. Les résultats réalisés par l'équipe durant la phase aller sont la preuve de notre sens de professionnalisme. On va tout faire pour rester sur cette lancée et tenter d'améliorer notre classement.» Inutile de préciser que ce paiement va permettre au staff technique de préparer les prochaines échéances dans la sérénité la plus absolue. Belatoui et Haddou, payés eux aussi, doivent maintenant se consacrer au volet technique au lieu de se retrouver à gérer des problèmes extrasportifs, comme ils l'avaient fait durant plusieurs mois. Toute la concentration sera désormais focalisée sur la reprise du  championnat la semaine prochaine avec le match contre l'ASO Chlef. Une empoignade qui s'annonce comme un véritable défi pour cette équipe du Mouloudia d’Oran, appelée à retrouver son rythme et faire oublier à ses fans son dernier revers subi à Magra.

Les bilans financiers toujours sous la loupe

Les bilans financiers des différents présidents qui se sont succédé à la tête de la SSPA continuent de susciter le débat à Oran. Si celui du président Mehiaoui vient d'être officiellement rejeté par le commissaire aux comptes, celui de Djebbari, objet de plusieurs réserves, pourrait connaître le même sort. C'est d'ailleurs le problème qui continue d'empêcher la mise en faillite de l'actuelle SSPA pour permettre l'arrivée d'une entreprise publique pour le rachat d'actions du capital social.

Pour certaines sources, la mise sous séquestre de la SSPA ou sa mise officielle en faillite doit répondre à certaines dispositions légales qui ne sont pas réunies actuellement, en raison de l'absence des bilans financiers depuis sa création. Résultat, le départ des actuels actionnaires risque encore de tarder.

Bachir Sebaâ au four et au moulin

Bachir Sebaâ, vice-président du CSA, actuel président intérimaire de la SSPA, ne sait plus où donner de la tête pour régler les différents problèmes que lui a légués la direction de Djebbari. En effet, en plus des revendications salariales des joueurs et des employés du club, il doit se pencher sur la gestion des jeunes catégories laissées à l'abandon. Pour l'anecdote, la réserve du club caracole actuellement dans les profondeurs du classement avec un parcours des plus catastrophiques. Il y a quelques jours, il a rencontré les staffs techniques des catégories jeunes pour tenter de trouver des solutions aux nombreux problèmes qu'ils vivent. Faute d'argent et dans la situation actuelle de flou qui caractérise la gestion du club, il sera difficile de reprendre les choses en main pour redonner au Mouloudia d’Oran sa vocation de club formateur.

L'arrivée d'une entreprise publique prendra encore du temps

La solution aux nombreux problèmes que vit le club phare de l'Ouest passe par l'arrivée d'une entreprise nationale. Mais en l'absence des bilans financiers et d'une véritable estimation du montant du capital de la SSPA, cela risque de faire perdurer la crise. Les supporters espèrent voir les pouvoirs reproduire le schéma de reprise utilisé dans les cas du CRB, de l'USMA et de la JSK pour sauver ce qui peut encore l'être du Mouloudia d’Oran. Il faut savoir que c'est un véritable imbroglio qui caractérise l'existence légale de la SSPA où la majorité des actions du capital est revendiquée aussi bien par Djebbari que Belhadj Ahmed dit Baba. Deux statuts sont actuellement au niveau de la justice qui doit statuer sur leur légalité. En attendant, l'arrivée d'une entreprise publique ou la mise en œuvre du protocole de reprise signé, il y a quelques années, avec Hyproc, risque encore de tarder. C'est ce qui fait rager les supporters qui assistent impuissants à la prise en otage de leur équipe fétiche.

H. H.

Imprimer