Lundi, 06 Mars 2023 10:17
ESS
Chihab Ellili, une affaire Kaïs Yakoubi bis ?
Le cas de l'ancien entraîneur de l’Entente de Sétif, Chihab Ellili, suscite jusqu'à présent les inquiétudes des dirigeants. En effet, ces derniers craignent de voir le récent coach limogé saisir la Fifa et déposer une plainte officielle contre le club pour récupérer son argent, sachant qu'il doit trois mois de salaire.
Le délai accordé pour la gestion de ce dossier a expiré jeudi dernier, et le président du conseil d’administration de la SSPA/Black Eagles, Abdelhakim Serrar, n'a pas encore versé l’argent, selon l'accord établi entre les responsables de l'équipe sétifienne et l'ex-entraîneur, Chihab Ellili. Ce dernier réclame pas moins de 810 millions de centimes, relatifs à deux mois de travail réel, en plus d’un mois représentant une indemnité de départ. Un nouveau dossier pour la direction de l’Entente qui n’arrive pas à trouver de ressources financières pour régler tous ses problèmes. Malgré la perception de l’argent du transfert d’Ahmed Kendouci à Al-Ahly du Caire, le club phare des Hauts Plateaux n’arrive pas à réunir le montant nécessaire pour le transférer dans le compte de l'entraîneur Ellili, avant que ce dernier ne décide d’aller à la Fifa. Dans le cas où l'ancien entraîneur de l'Entente passe à l’action et décide de se référer à la fédération internationale pour réclamer son argent, la trésorerie de l'Entente risque de perdre pas moins de 2,4 milliards centimes, soit la valeur complète du contrat signé par l'entraîneur tunisien, dont le salaire mensuel est estimé, selon le contrat établi, à 270 millions de centimes par mois. On risque de se diriger vers un autre cas semblable à celui de Kaïs Yakoubi, qui réclame la totalité de la valeur de son contrat, alors qu’il n’avait dirigé que deux séances d’entraînement au CSC. Il faut savoir que le technicien n’aura fait qu’un bref passage à la tête de la barre technique de l’Entente. Après deux défaites seulement, l’Aigle noir a décidé de se séparer de son entraîneur, le Tunisien Chihab Ellili. A moins de deux mois (46 jours) de sa nomination à la barre technique, le Tunisien a dû libérer son poste. Dziri Billel lui a succédé.
W. Djamel
