Modifier la taille du texte :

Après son élimination amère en Coupe de la CAF

USMA, un premier objectif s’envole

L’USM Alger a vécu une véritable désillusion en se faisant éliminer en ¼ finale de la Coupe de la CAF par le CS Constantine, au terme d’une séance de tirs au but cruelle (4-3).

Les Rouge et Noir, qui nourrissaient de grandes ambitions continentales cette saison, voient ainsi leur premier objectif majeur s’envoler. Après avoir réalisé une performance encourageante à l’aller en arrachant le nul (1-1) sur la pelouse du CSC à Constantine, les Usmistes espéraient valider leur ticket pour le dernier carré devant leur public au stade 5-Juillet. Mais une fois encore, ils n’ont pas su faire la différence. Le même score (1-1) a sanctionné la manche retour, forçant les deux équipes à recourir à la fatidique séance des tirs au but. Plus appliqués et plus sereins dans cet exercice, les Constantinois ont fini par s’imposer, laissant l’USMA au bord du gouffre. Au-delà du résultat, c’est la prestation globale des Algérois qui suscite l’inquiétude. Incapables de hausser leur niveau de jeu, les hommes de Paqueta se sont heurtés à une formation constantinoise plus volontaire, mieux organisée et surtout plus déterminée. Une attitude qui contraste avec les ambitions affichées en début de saison, où le club visait clairement le sacre continental. Pour les supporters, c’est la douche froide. L’USMA, réputée pour son expérience et ses ressources, n’a pas su répondre aux attentes dans un moment décisif. L’élimination marque un tournant dans la saison du club, qui devrait rapidement se remobiliser pour éviter un exercice totalement blanc. Désormais, il ne reste plus que deux objectifs pour sauver l’honneur, une qualification en finale de la Coupe d’Algérie, avec une ½ finale cruciale face à l’USM El Harrach prévue ce mardi 15 avril, et une place sur le podium en championnat, synonyme de qualification pour la prochaine Ligue des champions africaine. Deux missions qui s’annoncent particulièrement délicates au vu de la dynamique actuelle. La balle est dans le camp des joueurs et du staff technique. Il faudrait une réaction rapide et une remise en question profonde pour espérer redonner espoir aux supporters qui, malgré la désillusion, continueront à croire en leur équipe.

Paqueta dans la tourmente

L’aventure africaine s’arrête brutalement pour l’USM Alger. Eliminés en ¼ finale de la Coupe de la CAF par le CS Constantine, les Rouge et Noir ont quitté la compétition sous les sifflets, et c’est leur entraîneur brésilien, Carlos Paqueta, qui cristallise désormais la colère des supporters. Malgré un effectif réputé solide et un résultat positif au match aller, l’USMA n’a pas su gérer le retour face à une formation constantinoise pourtant jugée prenable. Résultat : une élimination au goût amer et une vague de critiques qui s’abat sur le staff technique. Les supporters, déçus et frustrés, n’ont pas tardé à crier leur mécontentement, pointant du doigt les choix tactiques jugés hasardeux de Paqueta. C’est surtout la lecture du match par le technicien brésilien qui interroge. Alignements déséquilibrés, substitutions tardives ou incompréhensibles, Paqueta semble avoir perdu le fil d’une rencontre pourtant à la portée de son équipe. "On avait besoin d’un entraîneur qui réagit, pas d’un spectateur sur le banc", fulmine un fan à la sortie du stade. Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent, certains demandant déjà son départ. Arrivé avec l’étiquette d’un entraîneur expérimenté, Carlos Paqueta devait apporter une dimension tactique nouvelle à l’USMA. Mais depuis quelques semaines, les résultats en dents de scie et une animation offensive stérile commencent à peser lourd dans la balance. Si la direction du club n’a pas encore officiellement réagi, il est clair que la pression populaire pourrait précipiter des décisions dans les prochains jours. L’élimination en Coupe de la CAF, combinée à une instabilité dans le jeu, ouvre la voie à un questionnement légitime sur l’avenir de Paqueta à la tête des Usmistes. Une chose est sûre, entre le coach brésilien et les supporters, le divorce semble consommé.

Chita, Benayad, Chetti et Ghacha hors champ

A l’heure où chaque point compte et où l’USMA joue gros sur plusieurs tableaux, certains cadres censés porter l’équipe vers les sommets peinent à justifier leur statut. Contre le CSC, dans un match crucial au parfum de défi, Chita, Benayad, Chetti et Ghacha sont passés totalement à côté de leur sujet. Et ce, au grand dam d’un public qui attendait beaucoup plus, surtout de ceux qui perçoivent des salaires parmi les plus élevés du vestiaire.

Sur le papier, ces noms riment avec expérience, talent et leadership. Mais sur la pelouse, c’est une tout autre histoire. Invisibles dans l’impact, absents dans les duels, et inefficaces dans la création comme dans la finition, les quatre joueurs ont livré une prestation sans relief. Une copie terne qui alimente les critiques et soulève une question simple mais fondamentale : que reste-t-il de leur statut si les performances ne suivent pas ?

Le cas de Benayad est d’autant plus frustrant que l’attaquant, souvent présenté comme l’arme fatale du club, peine à retrouver son efficacité. Quant à Chita, censé incarner la régularité au milieu de terrain, il semble en perte d’inspiration et de lucidité. Chetti, de son côté, affiche une fébrilité inhabituelle dans son couloir, tandis que Ghacha, pourtant réputé pour ses éclairs techniques, n’a jamais su allumer la moindre étincelle. Des salaires confortables, un statut de titulaires indiscutables, mais une contribution bien en deçà des attentes. Le contraste est criant et alimente le malaise dans les travées du 5-Juillet. L’USMA, institution respectée et ambitieuse, mérite mieux que des prestations fantomatiques. Il ne s’agit pas de jeter la pierre gratuitement, mais d’un constat lucide : à ce niveau de la compétition, l’exigence est permanente.

K. H. A.

Imprimer