Dimanche, 11 Juillet 2021 09:43
MCA - Ils veulent sauver la face en battant leur voisin
L’USMA, les Mouloudéens préparent leur revanche
Bien que la saison soit pratiquement terminée avant l’heure pour le Mouloudia qui a perdu tous ses objectifs, aussi bien sur le plan national que continental, l’entraîneur Neghiz tente tant bien que mal de remobiliser les troupes en vue du big-derby de mardi contre l’USMA.
Au MCA, on accorde ainsi un intérêt particulier à ce rendez-vous à travers lequel les camarades de Belkheir vont tenter de sauver la face. Ils connaissent d’ailleurs très bien l’importance d’un tel match aux yeux de leurs fans, et ils vont ainsi tout faire pour ne pas les décevoir. Une chose est sûre, les protégés de Neghiz sont loin de prendre leurs vacances, d’autant que leurs retrouvailles avec les Usmistes au stade 5-Juillet auront lieu sur un air de revanche. Les Vert et Rouge n’ayant pas encore digéré leur élimination face à leurs voisins lors des 1/8 finale de la Coupe de la ligue. Aussi, le fait que les gars de Soustara gardent toujours leurs chances dans la course au podium, rend encore intenses les débats dans ce big-derby avec lequel le stade olympique renoue après 17 mois de la dernière confrontation entre les deux formations dans ce stade, soldée, rappelle-t-on, par une petite victoire des gars de Bab El Oued (1-0). Mais s’il y a une appréhension à faire par l’entraîneur Neghiz, qui était présent sur le banc mouloudéen lors du succès en question, c’est bien l’inefficacité de son secteur offensif. Désormais, les attaquants mouloudéens ne marquent plus et ce sont les défenseurs qui les ont
suppléés au cours des précédents matchs pour faire trembler les filets des adversaires. Même lors de la précédente défaite à Biskra, le seul but algérois fut l’œuvre de Lamara qui a porté à six le nombre de réalisations cette saison en championnat, devançant de deux unités l’autre défenseur Hachoud qui en compte quatre.
En évoquant Hachoud justement, il allonge la longue liste des absents, côté mouloudéen, à l’occasion de ce match. On évoque même l’éventualité de voir le capitaine mouloudéen terminer la saison avant l’heure, en raison de l’intervention chirurgicale qu’il va passer au niveau de l’œil. Une défection de trop, vu que Neghiz est en train de composer avec un effectif très réduit après la mise à l’écart de pas moins de quatre joueurs clés, en plus de la blessure du meilleur buteur de l’équipe, Frioui.
Le big-derby retrouve le 5-Juillet 17 mois après…
Ça fait déjà près de 17 mois que le stade 5-Juillet n’a pas abrité le big-derby de la capitale. La dernière fois où les deux équipes se sont affrontées dans cette enceinte remonte au 24 février 2020. A l’époque, l’entraîneur Neghiz venait de faire ses premiers pas sur le banc des Vert et Rouge. Il avait réussi pour la circonstance d’offrir trois précieux points aux Mouloudéens, en battant les Rouge et Noir sur la plus petite des marges, sur un but signé Frioui. Cette victoire avait permis aux gars de Bab El Oued de décrocher la deuxième place du championnat, vu que cette compétition avait été interrompue trois semaines plus tard à cause de la propagation du coronavirus. Pour cette saison, les deux formations se sont rencontrées à deux reprises, toutes les deux au stade de Bologhine. Elles ont fait match nul (2-2) dans le cadre de la phase aller du championnat, alors que les Usmistes l’ont emporté (2-0) en 1/8 finale de la Coupe de la ligue. Voilà qui promet une grande bataille entre les deux équipes à l’occasion de leur ‘’bel’’ après-demain.
Esso, retour à la case départ
Les Mouloudéens devraient encore se mordre les doigts pour avoir laissé une bonne opportunité afin de renouer avec la victoire en déplacement où ils sont fébriles depuis près de deux mois et demi. Face à un adversaire qui lutte pour son maintien, les gars de Bab El Oued avaient largement la possibilité de faire la différence en première mi-temps, sauf que le Ghanéen Esso en a voulu autrement.En effet, le néo-attaquant des Vert et Rouge a raté deux occasions franches au cours du premier half qui, si elles étaient concrétisées, auraient changé le sort de la rencontre. C’est pratiquement le même scénario qui s’était produit à Aïn M’lila lorsque les Mouloudéens ont payé cher les occasions ratées en première mi-temps, avant de céder le pas pendant la deuxième en encaissant deux buts.
Pour revenir à Esso, il faut dire que tout le monde au Doyen pensait que ce dernier allait être libéré par le but de la victoire qu’il a marqué contre l’ESS. Mais rien de cela ne fut, puisque l’international ghanéen, aligné en pointe de l’attaque depuis la blessure de Frioui, est resté impuissant depuis cette rencontre et son compteur-buts reste bloqué à une seule unité. Une moisson contrastant totalement avec les espérances placées en lui par les Mouloudéens qui ont cassé leur tirelire pour racheter son contrat de son ex-club ghanéen.
Elle a abrité la cérémonie du championnat universitaire et scolaire
Dans quel état sera la pelouse du temple olympique ?
Au Mouloudia, on nourrit de sérieuses appréhensions à propos de l’état de la pelouse du stade 5-Juillet qui a abrité, il y a quelques jours, la cérémonie de lancement officiel des jeux nationaux des sports universitaire et scolaire. Cette dernière était prévue au départ au stade annexe du SATO, avant qu’elle ne soit délocalisée au stade 5-Juillet, et ce, malgré l’opposition des travailleurs de cette enceinte, relevant de l’Office du complexe olympique Mohamed-Boudiaf (OCO). Ces derniers ont souhaité éviter que les 4500 athlètes foulent la belle pelouse du temple olympique, mais en vain.
Les responsables de l’OCO et les cadres et techniciens chargés d’entretenir cette herbe, connaissent bien les conséquences d’un piétinement massif. En plus, ce genre de situation ne peut survenir alors que le championnat n’est pas terminé et qu’il est quasi impossible de changer la pelouse ou intervenir dessus en ce moment. Selon nos sources, le personnel du stade est en grogne, qualifiant de véritable ‘’crime’’ ce qui s’est passé samedi, qui plus est, sous l’égide du ministère de la Jeunesse et des Sports, dont relève cet Epic qui souffre le martyre pour rentabiliser ce mastodonte en béton, en l’absence de billetterie et d’événements économiquement profitables à sa trésorerie.
A. B.







