Jeudi, 02 Septembre 2021 07:39
MCA - Il fait face à une grosse pression de son entourage
Hamidi risque de faire machine arrière
Même s’il s’est engagé avec le MCA en paraphant un contrat en bonne et due forme, l’arrière droit du MCO, Kamel Hamidi, pourrait finalement ne pas porter le maillot des Vert et Rouge.
Et pour cause, le joueur de 24 ans, qui vient d’obtenir sa lettre de libération de la part de la CNRL, n’a toujours pas transmis ce fameux document sans lequel il ne sera pas qualifié au Doyen. Une attitude qui trouve son explication dans l’énorme pression exercée par son entourage pour le convaincre à revenir à de meilleurs sentiments et poursuivre l’aventure avec les Hamraoua. Enfant d’Oran et résidant dans cette même ville, Hamidi trouve de la peine à résister à cette pression, a-t-on appris d’un proche à lui. Ce n’est pas tout, puisque même le président du MCO, Tayeb Mahiaoui, n’est pas prêt lui aussi à le lâcher, malgré le verdict défavorable de la CNRL. A ce propos, le boss oranais a déjà eu une discussion avec son joueur, auteur de quatre buts au cours de la défunte saison, au cours de laquelle il s’est engagé à régler sa situation financière, tout en lui demandant de renoncer à son départ, surtout qu’il est devenu un des cadres de l’équipe phare d’El Bahia. Tout cela a rendu Hamidi indécis, malgré le fait que la direction du MCA ait consenti à répondre favorablement à toutes ses exigences, en lui offrant notamment un salaire mensuel de l’ordre de 150 millions de centimes.
Le coach Khaled Benyahia signe enfin
Le Tunisien Khaled Benyahia sera finalement le nouvel entraîneur du MCA. Hier matin, l’ancien driver de l’ES Tunis a signé par mail son contrat le liant pour une année renouvelable aux Vert et Rouge. Selon nos informations, le successeur de Neghiz percevra un salaire de l’ordre de 15.000 euros. Il devrait arriver en solo à Alger, puisque c’est la direction mouloudéenne qui désignera les membres de son staff technique.
Senhadji pourrait être retenu sous conditions
On ne le dira jamais assez, la direction du MCA est vraiment dans l’embarras à cause du dossier du joueur Rayan Senhadji, signataire d’un contrat en avril dernier avec l’ex-président du club, Almas, mais que Brahmia refuse d’engager. Comme ce dossier risque d’atterrir à la Fifa, au sein de la direction algéroise certains membres tentent de convaincre le boss d’ouvrir les portes de l’équipe au joueur, surtout que l’on dit beaucoup de bien sur ce dernier. Cependant, il appartient à Senhadji de revoir à la baisse sa mensualité, estimée à 160 millions de centimes, pour avoir la possibilité de porter le maillot du MCA. Le président des Vert et Rouge a bien signifié qu’en raison des problèmes financiers auxquels est confronté son club, il n’est pas disposé à offrir un tel salaire à l’enfant de Lyon qui a évolué la saison passée dans un club de première division bulgare.
MCA - USMA, bataille autour de Boulahia
Ça fait déjà un bon bout de temps que la direction s’est mise sur les traces de l’avant-centre de la JSK, Boulahia. Même ce dernier a été très emballé à l’idée de porter le maillot du Doyen, sauf qu’il attendait le verdict de la CNRL qu’il a saisi pour bénéficier de sa libération automatique. Mais voilà une nouvelle donne qui entre en jeu, rendant incertaine l’arrivée de Boulahia au MCA. On fait allusion à cet intérêt que vient de lui porter l’USMA, notamment son nouvel entraîneur, Denis Lavagne. Ce dernier, qui connaît assez bien le joueur de 25 ans pour l’avoir drivé à la JSK au cours de la défunte saison, compte peser de tout son poids pour convaincre l’attaquant des Canaris de le rejoindre à Soustara. Les Mouloudéens sont prévenus.
L’ES Tunis propose un échange Frioui - Bensaha
Après avoir essuyé un niet catégorique concernant le recrutement du défenseur Haddad, la direction de l’ES Tunis est revenue à la charge pour solliciter cette fois-ci les services du buteur mouloudéen, Frioui. Ayant eu vent des dernières mésaventures de Frioui avec la formation algéroise où les dirigeants lui ont exigé de réduire son salaire, lui qui touche 250 millions mensuellement, la direction tunisoise espère en profiter. Selon nos informations, la direction de l’EST a proposé un échange Frioui - Bensaha, vu que ce dernier voit son contrat de prêt au profit du Doyen arriver à terme. A vrai dire, la direction de l’Espérance suit depuis un bon bout de temps Frioui et voit en lui le buteur au profil recherché. Cependant, du côté des dirigeants mouloudéens, on ne l’entend pas de cette oreille. Le président Brahmia persiste et signe que Frioui fait partie de l’ossature de l’équipe et qu’il n’est pas prêt de s’en séparer. Néanmoins, en décidant d’engager un bras de fer avec le joueur à propos de sa demande de revoir son salaire à la baisse, le boss algérois est en train de pousser Frioui à réclamer lui-même son départ. Et puis, concernant la proposition de l’EST, il se trouve que la direction mouloudéenne n’est plus emballée à l’idée de garder Bensaha. Ce dernier n’a plus la tête au Mouloudia depuis la fameuse affaire de la vidéo compromettante.
Kaoua met le doigt sur la plaie
L’ancien gardien de but et entraîneur du MCA, Abdennour Kaoua, s’est dit triste de voir les saisons se suivre et se ressembler pour le club de ses premières amours qui tarde à sortir la tête de l’eau, en dépit des moyens colossaux mis à sa disposition par l’actionnaire majoritaire, Sonatrach. «C’est clair. L’instabilité prévalant au Mouloudia, aussi bien sur le plan technique qu’administratif depuis plusieurs années, est pour beaucoup dans les échecs à répétition de l’équipe. On ne peut jamais espérer redorer le blason terni si on ne parvient pas à restaurer la stabilité», a-t-il déploré. Pour étayer ses dires, Kaoua, qui a eu à occuper également le poste de manager général du Doyen, il y a cinq ans, sans pour autant y faire long feu, a rappelé que le MCA a connu cinq présidents de la période allant de sa création en 1921 jusqu’à 1955, année du gel de ses activités sur appel du FLN, ajoutant que ce même nombre de présidents a défilé à la tête du MCA au cours des deux dernières saisons. «C’est un véritable record. Cet exemple suffit à lui seul pour démontrer que la stabilité est loin de constituer le point fort du Doyen depuis plusieurs années», a-t-il encore dit, regrettant que les gars de Bab El Oued sortent bredouilles de la saison du centenaire, «alors qu’ils ont démarré l’exercice en trombe, incitant leurs fans à croire qu’ils allaient écraser tout sur leur passage.»
A. B.







