Mardi, 19 Avril 2022 09:23
RCR
Une équipe à l'abandon et des joueurs dans la rue
"Il est malheureux de le dire, mais à ce rythme, le Rapid risque plus que la relégation. Il risque de disparaître tout simplement. Les bonnes volontés doivent l'entourer et tenter de sauver ce qui peut encore l'être.
Face à la JSK, il n'y avait pas photo entre une équipe bien entourée et couvée et une autre qui ne s'entraîne pas régulièrement et dont les joueurs viennent le jour du match pour jouer et rentrer chez eux. Les joueurs n'ont même pas où dormir, ou pire encore, où manger et sans la générosité de leurs camarades qui habitent Relizane, ils seraient morts de faim. C'est une honte pour les dirigeants qui ne bougent pas le petit doigt pour assumer leurs responsabilités et pour bien gérer cette situation", a indiqué l'entraîneur Mejded Merzouk. Ce dernier a affirmé que pour affronter la JSK, il a dû aligner cinq réservistes et un joueur des U19. "On ne pouvait pas tenir la cadence face à un adversaire bien préparé. Comment avoir des joueurs frais physiquement quand ils ne s'entraînent pas régulièrement. Il ne faut pas oublier que l'équipe n'a pas bénéficié de stage de préparation estivale, qu'elle a connu plusieurs grèves des entraînements. Même durant la trêve hivernale, les dirigeants n'ont même pas tenté de lui assurer un regroupement pour recharger ses batteries. On entame bien nos matches mais après quelques minutes, on flanche sur le plan physique. Cela s'est remarqué aussi bien face au PAC que face au HBCL. Les joueurs ne sont pas à blâmer et ils font ce qu'ils peuvent. Ceux qui colportent des rumeurs sur de prétendus arrangement des résultats de nos matches doivent se taire, car avec ce que nous vivons, nos adversaires n'ont pas besoin d'user de ce procédé", a-t-il souligné.Pour leur part, les joueurs Kadri, Balegh ou encore Chibane ont tous dénoncé le comportement des dirigeants qui ont fui leurs responsabilités et qui ont abandonné le club. "Faute d'hébergement ou de restauration, on vient à Relizane le jour du match. Imaginez un joueur qui fait 400 kilomètres, qui joue un match sans récupérer et qui n'est même pas sûr de trouver où manger au moment du ftour. Nous remercions nos camarades qui habitent la ville, sans leur générosité, on aurait souffert durant ce mois sacré", ont déclaré en substance ces joueurs qui appellent les supporters à être proches de l'équipe. "Certes, nous sommes pratiquement relégués mais il ne faut pas abandonner le club pour au moins lui permettre de retrouver très vite l'élite», ont-ils souligné. En attendant des solutions, le club est résigné à son triste sort.
Lyes A.







