Lundi, 13 Juin 2022 00:46
RCR
Le Rapid victime de ses dirigeants
Avec seulement 20 points au compteur, le Rapid s'est classé avant-dernier. Sa rétrogradation est la conséquence de la démission des dirigeants qui, au lieu d'œuvrer pour le bien du club, se sont livrés à une véritable guerre où le seul perdant est le club.
Pourtant, les intentions étaient bonnes en début de saison. L'équipe a connu les premières difficultés avant la préparation estivale. L'entraîneur Bougherara qui avait réussi l'exploit de maintenir l'équipe une saison auparavant, avait tiré la sonnette d'alarme mais cela n'avait suscité aucune réaction des dirigeants. Les grèves des entraînements se sont multipliées et le point d'orgue est le refus des joueurs d'effectuer le déplacement à Béchar pour jouer contre la Saoura, en signe de protestation contre les promesses non tenues des dirigeants. Ce jour-là, les dirigeants avaient donné rendez-vous aux joueurs à l'aéroport d'Oran pour leur verser un salaire. Une fois sur les lieux, les protégés de Bougherara ont vainement attendu l'arrivée des responsables du club qui n'avaient pas tenu parole. Très remontés, ils sont rentrés chez eux et depuis, c'était la chute et la succession de mauvais résultats. La situation financière et l'absence d’une direction unie et proche de l'équipe ont poussé Bougherara à jeter l'éponge. Malgré toutes leurs tentatives, les dirigeants ne sont pas parvenus à lui trouver un successeur. Au cours du mois de Ramadhan, la prise en charge des joueurs n'habitant pas la ville de Relizane n'était plus assurée, ce qui les a conduits à zapper les entraînements pour ne se présenter que les jours de match. Au final, l'équipe se retrouve aujourd'hui en Ligue 2. Sans une prise de conscience des amoureux du club, les choses risquent d’empirer, au point de menacer même l’existence du Rapid.
Lyes A.







