Mercredi 4 Novembre 2026

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MCA - Le match face au CSC à huis clos

Une aubaine pour le Doyen ?

Comme on pouvait s’y attendre, l’affiche de la 7e journée du championnat de Ligue 1 entre le CSC et le MCA, samedi prochain, se jouera à huis clos. Le club constantinois a écopé d’une sanction de quatre matchs dont deux fermes, et ce, suite aux incidents ayant émaillé son précédent match en déplacement face à l’ESS.

Cette sanction pourrait bien faire le bonheur des Mouloudéens qui n’auront ainsi pas à faire face à une pression supplémentaire du public de Cirta. Ce dernier est revenu en force cette saison dans les tribunes, motivé par un début d’exercice exemplaire des siens qui caracolent en tête du classement.

Il faut dire que les Vert et Rouge auront aussi l’occasion de vaincre le signe indien qui les poursuit au stade Benabdelmalek-Ramdane qui sera le théâtre de cette partie. Ce stade n’a, en effet, jamais réussi aux Algérois qui laissent souvent des plumes quand ils y évoluent. D’ailleurs, la dernière fois que la formation de Bab El Oued s’est produite dans ce stade s’est soldée par une large défaite (3-0) contre le CSC. Cela s’est passé en début de saison passée quand la bande à l’entraîneur de l’époque, le Tunisien Khaled Benyahia, avait essuyé sa première défaite de l’exercice.

Cette fois-ci, les camarades de Tahar espèrent faire d’une pierre deux coups : prendre leur revanche après cette amère défaite et infliger au CSC sa première défaite de l’exercice, puisque les protégés de Madoui n’ont toujours pas goûté à la défaite, parvenant à enchaîner quatre succès lors des quatre premières journées, avant de caler lors des deux précédentes en se contentant de deux nuls contre le MCO, à domicile, et l’ESS, en déplacement.

Pour autant dire, les gars de Bab El Oued doivent profiter de l’absence du public samedi pour chasser la guigne. Ils sont dans l’obligation de vaincre pour réussir la passe de trois et confirmer leur réveil traduit par leurs deux précédents succès de rang réalisés au stade de Dar El Beida.

Cependant, tout le monde au Doyen est unanime à dire que la mission ne sera pas du tout facile pour les poulains du nouveau coach de l’équipe, Faouzi Benzarti, qui ne parviennent toujours pas à convaincre, en dépit du léger mieux constaté dans leur rendement dimanche passé face à l’ASO, un match qu’ils ont gagné dans la douleur.

Mesmoudi : «Poursuivre sur notre lancée»

On suppose que vous êtes à présent dans de meilleures dispositions psychologiques, après votre deuxième succès de rang cette saison, dimanche passé, contre l’ASO. N’est-ce pas ?

Effectivement. Cette victoire nous a été très bénéfique sur le plan psychologique, car elle nous a permis de poursuivre notre résurrection après un début de championnat difficile. Il faut dire que cette partie contre l’ASO n’a guère été facile. L’adversaire est venu chez nous avec un moral au beau fixe après sa large victoire contre l’ESS. Et puis, il ne faut pas oublier que les Chélifiens ont réalisé aussi un début d'exercice très intéressant, eux qui n’ont concédé aucune défaite avant leur déplacement chez nous.

Ce fut aussi la première sortie du Mouloudia sous la houlette de Faouzi Benzarti. Qu’est-ce que cet entraîneur vous a apporté, sachant qu’il vous a rejoint à seulement quatre jours du match ?

Benzarti n’est pas à présenter. Il a une riche expérience dans les stades arabes. Certes, il n’a pas eu l’occasion de préparer convenablement ce match, mais il a réussi à nous donner les consignes pour venir à bout de cette belle équipe chélifienne. D’ailleurs, les deux buts qu’on a réussi à marquer dans ce match ont été bien travaillés à l’entraînement. C’est dire que c’est de bon augure pour l’avenir.

Samedi prochain, vous aurez à rendre visite au leader, le CSC, dans un match qui s’annonce très difficile. Un commentaire ?

Il est clair que notre mission ne sera pas du tout facile face au CSC, une équipe qui a démarré fort cette saison, comme l’atteste le fait de rester invaincu jusque-là. Mais nous n’allons pas nous rendre là-bas dans la peau de la victime. Nous avons aussi des atouts à faire valoir.

Le fait que cette partie se joue à huis clos est un paramètre en votre faveur. N’est-ce pas ?

Certes, c’est une bonne chose pour nous, mais ce ne sera pas un paramètre déterminant. Après deux saisons de huis clos, toutes les équipes ont désormais l’habitude de jouer sans la présence de leur public.

Sur le plan personnel, face à l’ASO, vous avez réalisé sans doute votre meilleur match depuis votre arrivée au Mouloudia l’été passé. Peut-on dire que vous êtes désormais assuré d’une place de titulaire ?

Depuis mon arrivée au Mouloudia, je travaille d’arrache-pied pour retrouver la plénitude de mes moyens, après une saison difficile que j’ai vécue à l’étranger. Je sens que je commence bien à reprendre la plénitude de mes moyens, même s’il me reste encore à m’améliorer au fil des matchs.

Esso, la résurrection…

Ayant perdu sa place de titulaire cette saison, au point où il a même été écarté de la liste des 18 sous la houlette de l’ex-entraîneur Hadzibegic, le Ghanéen Joseph Esso est en train de revenir très fort. Après avoir contribué à la victoire des siens face au NC Magra lorsqu’il a été incorporé dans les dernières minutes de cette partie, alors que son équipe était menée, Esso a sorti une belle prestation en remplaçant Dehamni, sorti à la demi-heure de jeu contre l’ASO sur blessure. D’aucuns estiment d’ailleurs qu’Esso a été l’un des meilleurs joueurs mouloudéens sur le terrain dimanche passé. Il a réussi à apporter un plus à la ligne médiane, presque totalement acquise par les Chélifiens, profitant de la petite forme de Benabdi et la prestation moyenne de Hamoudi. Esso, qui a été utilisé comme ailier gauche la saison passée sans pour autant qu’il s’adapte avec son nouveau poste, retrouve cette saison son poste de prédilection au milieu de terrain. Grâce à ses capacités physiques indéniables, il est en train de monter en puissance. Nul doute d’ailleurs que le Ghanéen sera aligné d’entrée face au CSC, samedi prochain à Constantine.

La bévue du SG du Doyen

Le secrétaire général du MCA ne connaît-il pas le règlement du championnat de l'élite ? Tout porte à le croire, sinon il n’aurait jamais validé le recrutement de l’entraîneur-adjoint, Wassim Mouala, qui était déjà l'adjoint de José Riga à la JSK en début de saison. Or, le règlement du championnat de Ligue 1 est clair : un entraîneur étranger n'a le droit qu'à une seule licence par saison. Du coup, le technicien tunisien n’aura désormais pas droit de prendre place sur le banc de touche lors des rencontres officielles de sa nouvelle formation, et c’est ce qui s’est produit du reste face à l’ASO Chlef.

A. B.

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