Mardi, 27 Décembre 2022 02:56
CSC - La situation financière empire
L’interdiction de recrutement plane
Les mauvaises nouvelles se succèdent pour le CSC, non pas sur le plan sportif où l’équipe a réalisé une belle première partie de saison, mais c’est au niveau de la trésorerie que les choses se gâtent et la direction est plus que jamais mise à rude épreuve, avec l’accumulation des sanctions financières.
En effet, mise à mal par les dernières décisions, notamment de la Fifa, dans l’affaire du technicien tunisien Kaïs Yaâkoubi, mais aussi au niveau local, par la Chambre nationale de résolution des litiges et le Tribunal algérien du sport, avec plusieurs décisions en faveur d’anciens joueurs et entraîneurs, le club est désormais sous le coup d’une décision de justice. On apprend, en effet, que l'ex-directeur général (DG) de la SSPA, Faouzi Gasmi, limogé au mois de mars dernier, vient de gagner son litige avec la direction du CSC devant les tribunaux. Se plaignant contre le CSC d’un limogeage abusif et de salaires impayés, le tribunal de Constantine a rendu un verdict favorable à ce dernier en fin de semaine dernière, avec une sentence définitive qui impose à la direction du Chabab de payer à l’ex-DG toutes ses mensualités en instance, en sus d'une indemnité de six mois de salaires. Une décision qui pèsera énormément sur la trésorerie et de facto sur le fonctionnement du club, surtout que l’ENTP, l’actionnaire majoritaire, avait décidé cette année de réduire le budget du CSC d’un tiers (40 milliards au lieu de 60), sans parler des différentes dépenses inhérentes aux autres litiges, à l’image de celui de Kaïs Yaâkoubi qui devrait percevoir 4,3 milliards de centimes en indemnités de licenciement, comme décidé et confirmé en seconde instance par la Fifa. Mais aussi, plus récemment, avec Lotfi Boudraâ, l’ex-adjoint de Chérif Hadjar (196 millions) et du joueur Mohamed Hamza (210 millions) qui ont reçu leur verdict de la CNRL en milieu de semaine dernière. Ces soucis financiers risquent tout bonnement de se répercuter inévitablement sur la bonne marche de l’équipe en championnat, sachant que Madoui et ses poulains attendent toujours quelques salaires, en passant par un mercato qui risque d’être raté, avec désormais une menace d’interdiction de recrutement si tous les plaignants ne sont pas indemnisés à temps.
Zaâlani : «On ne méritait pas de perdre face à l’USMA»
Le défenseur axial du CSC, Nacereddine Zaâlani, estime que la défaite face à l’USM Alger a fait très mal sur le plan psychologique. Pour lui, pas question de baisser les bras car il va falloir se remettre en question en prévision de la prochaine sortie. «Nous sommes très déçus car nous avons raté cette sortie face à l’USM Alger. Il y avait de la place pour faire mieux, malheureusement, nous avons pris un but au mauvais moment, juste avant la fin de la rencontre, qui nous a fait très mal. Ensuite, nous avons essayé de revenir au score, mais le temps était contre nous», a-t-il dit. Zaâlani a estimé que les supporters étaient très en colère après la fin du match, mais savent «que nous avons tout donné pour repartir avec un bon résultat. Nous ne trouvons pas de mots pour exprimer notre frustration. Nous sommes déçus pour nous et pour nos supporters qui ont fait le déplacement», poursuit-il, avant d'ajouter : «Je sais que nos fans sont toujours présents pour nous soutenir. Nous allons faire notre possible pour repartir sur de meilleures bases. Je leur demande de rester derrière leur équipe car la saison n’est qu’à sa moitié.»
R. B.







