Dimanche, 07 Avril 2024 04:35
JSK - La défaite de Biskra a fait mal
Les Canaris dans la tourmente
Le président Achour Cheloul ne sait plus quoi faire après la quatrième défaite consécutive concédée par son équipe. Si lors de son passage sur le plateau de Berbère Télévision mercredi dernier, il avait affirmé qu'il n'y aura aucun changement avant la fin de la saison, sous prétexte que l'équipe peut prétendre au podium, il va sûrement réagir après la défaite face à l'US Biskra.
Les supporters réclament son départ et celui de tous ses collaborateurs. Lui affirme que beaucoup de travail a été fait et qu'il fait tout pour réorganiser le club, mais les supporters pensent que rien n'a changé. Les responsables de Mobilis ont mis de gros moyens à la disposition de la direction actuelle, mais les résultats n’ont pas suivi. Le président Cheloul avait rejeté, il y a quelques jours de cela, la responsabilité de la situation actuelle du club sur les membres de la cellule de recrutement en affirmant qu'il avait été trahi avant de se rattraper, précisant qu'il ne voulait pas parler de trahison au sens propre du terme, mais que les gens auxquels il avait accordé sa confiance ne s'étaient pas montrés à la hauteur. En outre, il ne cesse pas d’affirmer que l'entraîneur Aït Djoudi a entièrement sa confiance, mais avec cette série de mauvais résultats, il va se réunir avec lui pour voir ce qui ne va pas dans l'équipe. Les dirigeants lui ont déjà imposé un adjoint, à savoir Djilali Bahloul, mais rien n'a changé puisque l'équipe a perdu pour la première fois de son histoire à Biskra.
Aït Djoudi sur une corde raide
L'entraîneur Azeddine Aït Djoudi n'arrive toujours pas à remettre l'équipe sur de bons rails. Nommé à la tête de la barre technique à la place d'Almeida pour tirer l'équipe vers le haut, Aït Djoudi a fait pire que le coach portugais et Bouzidi. En 6 matches dont 4 à domicile, il n'a récolté que 5 points. Il avait promis à son président de tout faire pour assurer une place qualificative à l'une des compétitions continentales mais depuis qu'il a pris l'équipe en main, les choses vont de mal en pis. L'équipe n'a marqué qu'un seul but durant cette phase retour et sur les 6 derniers matches, elle n'a inscrit aucun but, ce qui fait de l'attaque de la JSK la plus faible du championnat. Aït Djoudi qui a été recruté comme DTS n'a pas hésité à accepter de succéder à Almeida. Pourtant, les dirigeants avaient promis de recruter un entraîneur capable de remettre l'équipe sur de bons rails après le départ d'Almeida, mais ce n'était qu'une promesse sans lendemain. L’actuel coach savait que sa mission n’allait pas une sinécure car il était convaincu qu'avec un effectif pareil, il ne pourrait pas concurrencer le MCA, le CRB et l'USMA, mais malgré cela, il a accepté de succéder à Almeida. Certes, le président Cheloul a affirmé que son coach a entièrement sa confiance mais le fait de l'obliger à accepter un adjoint à deux mois de la fin saison alors que l'équipe a déjà perdu tous ses objectifs, cela prouve que la direction n'a pas vraiment confiance en son coach. Après avoir sacrifié le manager général Brahim Zafour, les dirigeants pourraient sacrifier leur entraîneur pour tenter de calmer la colère des fans.
Matouti toujours inefficace
L'attaquant gabonais, Essang Matouti, a fait preuve encore une fois d'inefficacité. Il était certes esseulé en attaque mais il n'a rien fait durant le match, ce qui a obligé le coach Aït Djoudi a le faire sortir dans le dernier quart d'heure. Le président Cheloul avait déclaré, il y a quelques jours de cela, que c'est lui qui l'avait recruté et que Matouti est parmi les meilleures recrues estivales. Toutefois, le Gabonais n'a pas apporté le plus attendu. Il n'a marqué qu'un seul but lors de la phase aller. Il a des qualités mais il n'a pas encore apporté le plus attendu de lui. Sa titularisation face à l'USB constitue une véritable surprise. Il a perdu son frère la semaine dernière et malgré cela, il a accepté de jouer à Biskra. Il a fait de son mieux, mais il semble que ce n'est pas un attaquant de pointe et que le coach ferait mieux de le faire jouer sur les côtés.
L'équipe est rentrée hier matin
Ce n'est qu’hier aux environs de midi que les équipiers de Boualia ont regagné la ville de Tizi Ouzou. Ils ont fait le voyage par route et l'ambiance dans le bus était vraiment morose. Le président Cheloul est très déçu par cette énième défaite.
D. K.







