Samedi, 12 Avril 2025 13:58
CSC
Les Sanafir vivent le rêve africain
Après avoir validé avec brio son billet pour les demi-finales, le CS Constantine voit plus loin. À sa tête, Kheireddine Madoui ne cache plus ses ambitions : viser la finale, et pourquoi pas offrir au club un titre africain. Le CS Constantine vit un rêve éveillé. Après la qualification pour les demi-finales de la coupe de la CAF, les ambitions deviennent plus importantes.
Les Vert et Noir ont arraché une qualification au terme d’un quart de finale palpitant face à l’USM Alger, après un match retour conclu sur le score de 1-1, identique à celui de l’aller. Ils se sont imposés lors de la séance des tirs au but (5-4), décrochant ainsi une qualification méritée pour le dernier carré. Avec cette qualification héroïque, le CS Constantine retrouvera en demi-finale un adversaire de taille, la RS Berkane (Maroc), tombeuse de l’ASEC Mimosas (Côte d’Ivoire). Un choc maghrébin en perspective, pour une place en finale continentale. Un exploit que Madoui connaît bien, lui qui avait soulevé la Ligue des champions en 2014 avec l’ES Sétif. Pour le staff constantinois, cette qualification est bien plus qu’une étape franchie : c’est le symbole de la montée en puissance du groupe et de sa volonté d’inscrire son nom dans l’histoire. Elle ranime aussi l’espoir d’un public algérien avide de sacres continentaux. Le prochain défi ? La double confrontation face à la redoutable Renaissance de Berkane. «Le match aller, prévu le 20 avril, s’annonce très difficile. Mais jouer le retour à domicile, le 27, pourrait être un avantage décisif», a analysé Madoui. Le coach insiste sur la nécessité d’une préparation ciblée pour aborder ces 180 minutes cruciales. «C’est une finale avant l’heure. Berkane est une très bonne équipe, on va étudier attentivement son jeu. La mission est compliquée, mais en football, rien n’est impossible.» Le CSC, porté par un groupe solidaire et une ambition décuplée, est prêt à jouer sa carte à fond. Et pourquoi pas réécrire une nouvelle page glorieuse du football algérien.
Madoui : «Notre objectif n’est pas encore atteint»
L'entraîneur du CS Constantine, Kheireddine Madoui, a qualifié d’historique la qualification de son équipe face à l’USM Alger en coupe de la CAF. «C’est une qualification méritée à tous les niveaux, compte tenu de la performance livrée par les joueurs tout au long de la rencontre», a-t-il déclaré. Il a également évoqué les critiques reçues durant la mauvaise passe traversée par l’équipe. «Nous avons traversé une période difficile sans victoire. J’ai compris certaines critiques, mais d’autres en ont profité pour attaquer ma personne et porter atteinte au club», poursuit-il. Malgré cette qualification importante, Madoui reste concentré sur l’objectif ultime. «Cet exploit est historique, mais notre objectif n’est pas encore atteint. Nos yeux sont rivés sur la coupe de la Confédération», assure-t-il. Concernant la prochaine rencontre contre la RS Berkane, il ne cache pas ses ambitions. «Le match contre Berkane sera une finale avant l’heure. Nous avons 10 jours pour bien nous préparer, et nous devons être au sommet de notre forme pour obtenir un bon résultat.»
Dib : «Aucun adversaire ne nous fait peur»
À l’approche de la demi-finale très attendue de la coupe de la CAF, qui verra le CS Constantine affronter les Marocains de la RS Berkane, Ibrahim Dib, capitaine d’équipe, a livré un message fort empreint de détermination et de confiance. «Nous espérons remporter la victoire lors du prochain tour contre la Renaissance de Berkane, afin de nous qualifier pour la finale», a-t-il dit. Une ambition clairement affichée, d’autant plus que le CSC vient tout juste d’éliminer le grand favori de la compétition, l’USM Alger, au tour précédent. Un exploit qui, selon Dib, a galvanisé toute l’équipe. «L’équipe qui a battu le principal prétendant au titre n’a peur d’aucun adversaire», a-t-il assuré. Le match aller, qui se jouera au stade municipal de Berkane, s’annonce décisif. Conscient de l’importance de bien entamer cette double confrontation, le capitaine constantinois a confié : «Nous irons au Maroc avec l’objectif de revenir avec un bon résultat, avant de conclure la qualification chez nous en Algérie», assure-t-il. Le CSC semble donc prêt à relever le défi, animé par le rêve de soulever pour la première fois de son histoire le trophée continental.
Dates confirmées pour la demi-finale
La Confédération africaine de football (CAF) a fixé les dates de la double confrontation du dernier carré de la Coupe de la CAF, qui opposera le représentant algérien, le CS Constantine, à l’équipe marocaine, RS Berkane. Ainsi, le match aller se jouera au Maroc, dimanche 20 avril, et la deuxième manche (retour) aura lieu au stade Hamlaoui de Constantine, dimanche 27 avril. Une affiche prometteuse entre deux équipes ambitieuses, avec une place en finale continentale à la clé !
CSC - MCO reporté
La Ligue de football professionnel a décidé de reporter le match de la 22e journée du championnat, qui devait opposer le CS Constantine au MC Oran lundi 14 avril. C’est ce qu’a annoncé la direction du CSC via la page officielle du club sur les réseaux sociaux, précisant que le report a été accordé à la suite d’une demande formulée par les responsables du club constantinois. Ce report intervient dans le but de permettre à l’équipe de se concentrer pleinement sur la préparation de la demi-finale aller de la coupe de la CAF, prévue dans les prochains jours au Maroc face à la RS Berkane.
Folle nuit sur les ponts suspendus !
La ville de Constantine a vécu une soirée mémorable, mercredi, au coup de sifflet final de l’arbitre égyptien Amin Mohamed Omar, validant le billet du CS Constantine pour les demi-finales de la coupe de la CAF. Des scènes de joie ont gagné chaque quartier, chaque ruelle, chaque balcon de la ville. Des chants de victoire ont jailli des cafés, des restaurants et des places publiques, portés par l’émotion pure d’un peuple en liesse. Au cœur de la ville, les scènes de célébration ont été spontanées, vibrantes. Les rues du centre se sont remplies de supporters venus saluer l’exploit de leurs héros. Leurs visages rayonnaient d’une fierté contagieuse, et leurs voix, unies dans un même chant, racontaient l’amour inconditionnel d’une ville pour son club. Les klaxons retentissaient sans répit, les drapeaux flottaient avec fierté, et les cris de joie s’élevaient dans la nuit. C’était un tableau vivant, intense, une fresque de passion dessinée par la ferveur populaire. Les habitants, unis par leur attachement au CSC, ont fait de cette nuit un souvenir gravé dans l’histoire locale. C’était plus qu’une victoire. C’était l’expression vibrante d’un peuple qui rêve, qui espère, et qui vit au rythme de son club.
R. B.







